Un petit ange
A lire ici : Petit ange
et ensuite là : Petit ange est né
Ne partez pas sans elle.
Parcours des chemins de la vie, de l'amour. Homo, homme aussi.
A lire ici : Petit ange
et ensuite là : Petit ange est né
Ne partez pas sans elle.
mai 1982.
Ils sont si heureux d'attendre ce premier enfant ! Huit mois de grossesse, la première, c'est long, mais ça donne le temps de comprendre, de regarder, d'aimer.
Depuis le premier matin et tous les matins, elle débute la journée en vomissant. Maintenant son ventre a pris une belle rondeur, que des pieds viennent déformer de l'intérieur. Il est aux petits soins pour elle, cherchant comment ne pas la fatiguer. De temps en temps, il pose sa tête sur son ventre, écoute le bruit de ce petit cœur et le redonne en le rythmant sur la peau de la future maman. Qu'est-ce que ça va vite !
Les séances de préparation à l'accouchement sont pour lui comme un voyage dans une autre dimension (c'est une véritable galaxie de ventres ronds !) et pour elle l'occasion de souffler encore et encore. "Poussez, madame !" et c'est monsieur qui pousse. "Imaginez votre utérus qui..." et monsieur visualise son... mais son quoi au fait ?
Cet enfant, ils le désirent. Fortement, amoureusement.
Ils se souviennent bien de ces instants où rien n'était fait, mais où tout était en cours. Partis à deux pour le voyage de noce, ils étaient revenus trois, mais ils ne le sauraient que bien plus tard. La surprise les attendait à un mois de là, la famille ne sera mise au courant qu'à partir du troisième mois. En attendant, ils savourent ce secret qu'ils sont les seuls à connaître.
Tant de questions se bousculent, tant de doutes et de certitudes.
La première échographie révèle un petit être bien remuant et c'est... une fille. Son coeur bat la chamade et madame la gynécologue est très satisfaite des mesures qu'elles prend.
Le choix du prénom prend du temps car il faut qu'il plaise aux deux sans contestation. Ce sera un prénom absolument unique, tout neuf ou presque et pas porté.
Les jeunes parents doivent se préparer à changer de statut. Les futurs grands parents sont ravis, les frères et sœurs seront oncle et tante. Chacun y va de son conseil. La chambre du futur bébé se meuble de tout ce qui a pu être récupéré dans la famille. Le lit n'a pas encore vingt cinq ans, après tout. La layette est même plus anciennes pour certaines pièces, mais les grands mères en offrent des neuves aux couleurs chatoyantes.
Le printemps est bien installé, les beaux jours reviennent. L'enfant doit arriver en juin.
[suite... Petit ange est né ]
Pas mauvais du tout.
Il fait beau mais pas très chaud et nous sommes un dimanche.
Famille, loisir, je traîne.
A la demande de ma fille aînée, nous allons faire un tour de vélo / roller.
Destination finalement choisie : Bellecour. Itinéraire : chemins de traverse.
Mon dernier ne voudra pas bouger, mais je pense qu'il n'aura pas le choix.
Le repas dominical a été sympa, on a parlé foot (je hais le foot, c'est pourri !), stargate, smallville, cuisine, sieste. L était aussi là avec le chien (moi, je l'appelle picpuce).
Ce qui me plait particulièrement aujourd'hui, c'est que demain c'est férié, même si c'est lundi. Le pied de pouvoir avoir un jour de plus sans bosser.
Sur une idée de ma grande, nous sommes allés au muguet.
A deux pas de chez nous, dans un bois calme et désert, nous avons trouvé plein de ces belles clochettes odorantes.
Celle-ci est pour vous :)
Hier soir, comme tous les vendredi ou presque, je roule sur les trottoirs (en attendant mieux) (n'allez pas imaginer des choses, je préfère rouler dans la rue)(en roller, bien sûr).
C'est étrange comme les souvenirs viennent percuter la réalité.
En passant devant le restau où F m'avait emmené manger, je me suis mis à repenser à lui, me demandant s'il n'y était pas. Mais je roule trop vite, je n'ai même pas le temps de voir s'il ya des gens à l'intérieur.
Je m'apprête à tourner à droite et ne serre pas le bord de l'immeuble, quand je croise deux mecs. Celui de gauche est F ! Etonnement ! Nos yeux se croisent. Sans sourire, il me dit "Bonjour ! ". Je ralentis sans m'arrêter, le dépasse et lui réponds en me retournant "Bonjour F !". Non d'un chien, il m'a reconnu. Ses lentilles sont terriblement efficaces.
De retour de la rando, je roule dans la voie des bus, puis prend la pseudo piste cyclable à gauche, donc en contresens, pour finir par grimper sur un trottoir large et lisse. Et là, au coin, deux mecs discutent. Vous avez deviné, ce sont le mêmes qu'à l'aller. Cette fois je m'arrête. Et bises, et bonjour, et blablabla. Je ne raconte pas ce qui s'est dit, ni ce que j'en pense, car je sais que TU LIS MON BLOG F !
Quelles coïncidences que ces rencontres nocturnes !
J'en conclus que la pensée mène à la réalité.
Et si j'avais moi-même provoqué tout ça ?
Publié par JaHoVil vers 12:00:00
Ha bin oui, c'est vraiment pratique cette option de ne PAS mettre un article dans le journal des inscrits.
Au début, je n'en voyais pas l'utilité, mais là, si. Je m'en sers.
Hop, un petit article léger pour le jdi, et un article à lire pour le blog. Ceux qui connaissent le chemin trouveront.
Par contre, l'affichage de tous les articles de la journée n'est intéressant que le matin avant huit heures. Le soir, ça met des plombes pour tout afficher. Je trouvais pratique d'avoir une limite à la page. Est-ce qu'on pourrait avoir l'option de choisir le nombre d'articles par page, du genre 30/50/tout ?
Bon, là je laisse la case cochée.
Et bravo pour les évolutions techniques !
Enfin, les martinets sont arrivés !
Je viens de les voir entre terre et nuages, sous la pluie de cette fin d'après-midi.
Il y a presque une semaine, j'en avais vu passer au dessus des maisons, et hier j'admirais les hirondelles dans le Vaucluse.
Le ciel va se remplir de traits et de cris stridents jusqu'en juillet.
Pour donner de l'eau au moulin des moteurs de recherche, voici quelques mots qui ont permis de venir jusque sur mon blog. Je commente, bien sûr.
blog avec des mecs nus
Ya pas un seul mec nu dans mon blog, enfin pas en photo. Les écrits parlent de mecs sous bien des aspects.
nombril nu homme
Je ne suis pas fétichiste !!!
roller vienne autriche
Vrai, j'aime trop le roller ! Mais je ne sais plus où j'ai pu parler de l'Autriche... Une erreur de mapi.
mecs nus dans larue
C'est pas encore la saison !
mec nus dans oz
Si quelqu'un peut m'éclairer, à par le magicien d'Oz, je ne vois vraiment pas de quoi il s'agit.
ma braguette était ouverte
Faudrait voir à la fermer, c'est si vite pris un rhume !
blog mecs nus et BLOG MECS NUS et blog mecs nus
Yen a qui insistent, je répète donc : pas de mec à poil dans mon blog !!! Et pourtant, qu'est-ce que j'aime les poilus. (j'aime aussi les pas poilus ;) )
gay pissotiere mec
Merci de corriger, mettre 'homo'.
lopes mecs
C'est vrai, yen a, mais n'abusez pas !
diaporama aubade homme
Je doit l'avoir quelque part, si quelqu'un est intéressé qu'il me le demande.
angélique je t'aime: ludo
Moi aussi je t'aime Ludo !!
photo gay montrant nombril
Bon, d'accord, je pense qu'en fouillant dans le JDI on peut en trouver.
funérarium hopital timone
La personne qui est passée dans mon blog par cette porte a dû se demander dans quoi elle tombait. Mais mon blog parle bien de tout ça.
BLOG GAY POILU ODEURS
Donc, pour les odeurs, je suis très sensible. Les parfums agressifs ne me plaisent pas.
pissotière en autriche
En voilà un qui prépare un voyage culturel !
"Le vent m'a dit" toi matin
Comme c'est poétique. Celui-ci ou celle-là est mon (ma) préféré(e).
calendrier escrimeurs nus
Si l'un d'entre vous l'a, je veux bien y jeter un œil :)
Etonnant panorama qui ne reflète pas le champ lexical de mes articles.
Avec celui-ci, je vais définitivement arriver en tête de hit parade.
Plaisir de donner...
J'aime donner, ne serait-ce que les caresses de mes mains. Mais je pense franchement adhérer au club des radins !
Plaisir de recevoir...
J'aime recevoir, surtout des cadeaux. Mais je ressens quand même comme une gêne qui gâche la sensation.
Chacun doit s'y retrouver.
Aimez-vous plus recevoir ou donner ?
Publié par JaHoVil vers 19:10:00 Rubriques : introspection, merci de répondre
La vie de couple va bientôt changer, d'ailleurs les prémices se sont fait sentir. Déjà le physique de la jeune maman annonce à tous que l'heureux événement approche. Tout est prêt pour recevoir l'enfant, même si papa et maman ne sont pas allés à l'école des parents.
Tous les jours le jeune papa demande à sa femme si elle supporte les coups de pieds du bébé, et parfois elle lui prend la main pour la poser sur une petite bosse qui glisse sous la peau. Cela l'impressionne. Alors il colle son oreille sur le ventre tendu et écoute le tou-toum rapide qui vient de l'intérieur. Et il ne peut s'empêcher de s'émerveiller.
Puis un matin, la jeune mère trouve que son ventre est devenu bien calme. Le jeune père n'arrive plus à entendre le tou-toum interne mais seulement des gargouillis de bulles. Plus de bruit, plus de mouvement.
Ils téléphonent à la gynécologue puis partent la retrouver à la clinique.
Elle les reçoit très rapidement, les fait entrer dans son cabinet, pose des questions, puis demande à la jeune femme de se mettre sur la table d'auscultation pour un examen.
Elle palpe le ventre et prend sa vieille trompe acoustique qu'elle place sur le ventre.
Elle non plus n'entend rien.
L'échographie montre un petit cœur qui ne bat plus, des membres immobiles, une tête dont les os ont commencé à se chevaucher par manque de pression intracrânienne.
Plus de vie, plus rien. Il ne reste qu'un petit corps d'où la vie s'est enfuie.
Un gouffre immense vient de s'ouvrir, la pièce entière y glisse puis chute, sans fin, sans fond.
Rentrés chez eux, le jeune couple peut se laisser pénétrer par cette mauvaise nouvelle et s'effondrer. Il leur faut ensuite annoncer au reste de la famille, serrer les dents, baigner dans le vide et l'absurde.
17 mai 1982.
Les champs de colza illuminent la campagne de leur feu jaune éclatant, le printemps s'est pleinement installé, les hirondelles strient le ciel.
C'est le jour de l'accouchement provoqué.
La clinique n'ayant pas de service particulier, c'est dans la maternité que cela a lieu, au milieu des vagissements des nouveau-nés.
Vide qui ne se comblera pas. Vide si vide.
Au bout de plusieurs heures d'attente et de souffrance, le petit corps sans vie voit le jour.
C'est un fille, gracile, inerte.
Un petit ange est né.
Sur le livret de famille, juste après le prénom que ses parents lui ont donné, sur l'acte de décès l'officier d'état civil a mis "enfant présenté sans vie". Comment est-ce possible de démarrer un livret de famille par un acte de décès ? Comment avoir confiance en la vie qui vient de se dérober ? Comment croire encore ? Comment trouver une alvéole pour l'emplir d'air et respirer ?
Colère, tristesse, recueillement. A aucun moment dans le couple le doute ne s'est installé ni les reproches. Colère, tristesse, espoir. Espérer qu'une autre vie viendra.
Elle n'a fait qu'un si bref passage parmi nous et la trace qu'elle a laissé, bien malgré elle, est si ténue qu'aujourd'hui peu se souviennent d'elle. Personne ne connaîtra la couleur de ses yeux qui n'ont d'ailleurs pas pu s'ouvrir. Personne n'entendra ses pleurs ou ses rires. Personne ne lui tiendra la main en marchant. Seuls resteront dans la mémoire des parents ses instants merveilleux et douloureux, sur le ventre de la mère les sillons violines de la chair qui a éclaté, dans l'oreille du père les tou-toum emballés d'un petit cœur qui n'a battu que l'espace de huit mois.
Je veux bien croire aujourd'hui qu'elle nous attend quelque part. Je ne t'ai pas oublié, petit ange.
Il est plus d'une heure du matin mais le merle siffle au milieu de la nuit.
Ses oiseaux voisins ne doivent pas être très contents !
Les phares des voitures dessinent des arabesques dans le parking, certains s'éteignent, d'autres s'allument, la plupart ne font que passer.
Après le moment de turlutte attendu mais remplacé par une branlette, tout en boutonnant son pantalon, il me dit son prénom. Cette attitude est suffisamment rare pour qu'elle attire mon attention. Je le raccompagne jusqu'à sa voiture que j'avais repérée.
Nous sommes absolument seuls, encouragés par le chant du merle siffleur.
La conversation est badine, coupée par de langoureux baisers. Nous rions sans refaire le monde. "Et ta femme sait où tu es ?". Petites questions, entrecoupées de coups de langues, auxquelles je réponds puis questionne à mon tour pendant que mes mains caressent son crâne rasé.
Instant fugace, instant agréable qui ne s'éternisera pas. Nous repartons chacun de son côté, lui me souhaitant bonne suite.
Quand je pars au boulot dans ma grosse auto,
ils ont là, quatre ou cinq, sur le trottoir,
à discuter devant leurs vélos, leurs sacs en vrac.
Lorsqu'il pleut, ils mettent des sacs transparents sur leur tête.
Ils ont dépassé la soixantaine, leurs cheveux sont gris.
A trente à l'heure, je n'ai pas trop le temps de les détailler.
Demain, jeudi, ils ne seront pas là, comme tous les jeudis.
Mardi matin, je crois bien que les sacs plastiques
étaient remplis de pains.
Le lundi c'est souvent des légumes défraîchis
qui viennent s'entasser dans les cagettes
qui seront attachées sur le porte-bagages.
Presque tous les matins, je les vois.
Ils viennent chercher ce que le super marché
met dans les poubelles. Une chance qu'elles ne soient
pas ramassées trop tôt.
Le jeudi est le jour des déchets recyclables,
personne ne vient fouiller les conteneurs.
Les autres jours, c'est de la nourriture qu'ils
remmènent chez eux. De la nourriture de récupération,
de la nourriture proche de la pourriture.