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dimanche 26 janvier 2014

Sœur Dosithée

Sœur Dosithée est née, si l'on peut dire, ce samedi 26 janvier 2014.
Une femme de 37 ans maintenant, que j'avais connu ado alors que nous venions de rejoindre notre nouvelle paroisse.
Je ne me rappelle pas avoir assisté avant ce jour à une prise d'habit.
J'ai eu un petit moment d'émotion en voyant ses parents apporter l'alliance et sa sœur le psautier. La famille me fait toujours de l'effet.
Sœur Dosithée rejoint une communauté vivante et forte de plus de trente femmes.
L'archevêque est venu présider cette célébration et l'eucharistie. La mère abbesse a reçu les vœux écrits et paraphés et a accueilli la nouvelle, mains dans les mains.
De nombreuses personnes de Villeurbanne avaient fait le déplacement et ce fut avec joie que nous nous sommes revus. Le plus étonnant reste toujours de voir ces gamins devenus adultes, entourés ou non d'enfants, une vingtaine d'années après.
Une nouvelle sœur, habillée et voilée, cachée dans ce monde.

samedi 18 janvier 2014

Soirée vêpres

Soirée sympa entre amis. Mais je n'ai pas d'ami car je n'en veux pas, quelque chose en moi s'y refuse et ne cherche pas à en avoir.
Soirée divertissante et gaie.

Nous avions rendez-vous à Fourvière pour 7 heures. Cela ne m'a pas laissé le temps de m'arrêter à la maison, juste de poser le vélo et de repartir chercher le métro. A cette heure-là, la fréquence des métros est de deux minutes et permet d'aller plus rapidement à destination.

Séraphins de Fourvière
Donc, un coup de ligne A dans une rame qui est incroyablement bruyante avec des sifflements et hurlements qui me percent les tympans. Assis au coude à coude entre deux personnes à qui je jette de temps en temps un œil, j'observe les voyageurs et m'en fais des idées.
Une foule m'a accompagnée dans la descente vers la ligne D, où les accès aux portes des rames étaient gardées par des técéliens. Plus de conducteur sur ce métro automatique mais des surveillants. J'ai vu partir le métro et n'ai eu à attendre que l'instant d'un soupir pour monter dans le suivant.
Une station et une rivière plus loin, j'ai pris l'ascenseur plutôt que ces interminables escaliers roulants, pour choper le funiculaire. J'y ai retrouvé une des amies en compagnie d'un homme assuré que ma femme connait.
La Basilique Notre Dame de Fourvière
Femme qui m'attendait déjà avec un couple d'amis devant la sortie du funi, face à la basilique de Fourvière toute éclairée de jaune lumineux en cette nuit étoilée.
Tout le monde étant là nous sommes allés aux vêpres où N nous avait invité. J'aime beaucoup les vêpres car tout y est chanté, sauf une lecture. L'orgue accompagnait, d'un ton qui me paraissait lointain, les chants d'une assemblée exclusivement masculine, à l'exception de nos trois dames. Quelques jolis visage, au passage.
N nous fit visiter une bonne partie de cette grande demeure, nous attardant dans la bibliothèque et la réserve et terminant par son lieu de vie.

Tablier de sapeur
La descente se fit de nouveau en funi, et la joyeuse troupe remonta la rue Saint Jean d'un pas bavard. Le Laurencin était rempli d'une autre troupe, jeune et bruyante, qui se faisait entendre bien avant de se faire voir. Nous sommes donc allés aux Pavés de Saint Jean, qui fut une bonne table. J'ai terminé sur une part de tarte praline succulente.
Nous avons bien sûr discuté et je me suis pris à apprécier les deux personnes que je connaissais le moins. Ambiance conviviale et tout un état d'esprit partagé m'ont vraiment plu.

Je sais que je suis un peu pingre et j'ai laissé ma femme rentrer toute seule en métro alors que je prenais un vélov. Je n'avais pas envie de donner un troisième ticket et une balade nocturne  en vélo me permettrait de faire descendre le repas. J'ai malgré tout bien souffert pour remonter les six kilomètres jusqu'à la maison, mes jambes s'étaient platrifiées.
J'ai croisé Macadam Roller au sortir du pont Bonaparte, peu nombreux et laissant passer les voitures à gauche de leur cortège. La place Bellecour était vide, un vent de travers poussait parfois le vélo.
Ma femme est arrivée un quart d'heure après moi

mercredi 13 mars 2013

Traversée

La dérive des continents n'est donc pas un mythe, le nouveau pape est outre-atlantique.
Argentin à Buenos Aires, jésuite, blanc, il a choisi une prénom européen qui veut dire "français" et qui a été porté avec grande humilité par un saint italien nu devant ... le pape.
Beaucoup de symboles.
Espérons qu'il résistera quelques temps, car porter un numéro un a été très bref pour un certain Benoît.
Viva el papa !
Pour l'instant, que du bonheur, même si l'archevêque a eu des mots durs sur l'homosexualité et sûrement d'autres avatars que ses opposants sauront mettre en avant-plan. Comme toujours, à voir à l'usage.

dimanche 8 janvier 2012

Épiphanie

Jeudi soir, je suis resté à la maison.
Vendredi soir aussi. Vers 22 heures, je me suis mis à faire une pâte feuilletée.
Samedi matin, j'ai continué la pâte, en faisant les quarts de tours nécessaires et même plus.
Dimanche matin, j'ai fait une galette des rois à la frangipane.

Si certains pensent et écrivent que c'est rapide, je ne leur emboîte pas le pas. C'est assez facile, mais c'est long !
Seul bémol, il faut faire cuire à four très chaud, sinon rien ne gonfle...

Les enfants sont venus tirer les rois. J'avais mis deux fèves pour avoir une roi et une reine, mais nous avons eu deux rois dont l'un reste un tricheur de mauvaise foi.

Ma fille T² nous a montré les photos des échographies de son fœtus - ce n'est pas encore un enfant et pas non plus un bébé. La date de sortie est annoncée au 14 juillet. J'en ai vu une à qui cela faisait envie... Je serai grand-père une deuxième fois, le début d'une longue histoire.

Les enfants sont repartis. Les fêtes sont terminées.

Nous retirerons les rois mercredi soir à la chorale, je dois apporter à boire, comme du cidre.

dimanche 25 décembre 2011

Joyeux Noël !


L'église était pleine, belle, chantante.
Le petit Jésus a été déposé dans la crèche pendant que claironnait le Gloire à Dieu !
Il est né, le Sauveur.


Aujourd'hui, c'est le jour de Noël. Bonne fête à tous !!!

mardi 19 janvier 2010

Si Dieu

En zappant de chaîne en chaîne, je suis passé sur une émission où un intervenant, dans un passage au grill d'un invité, posait la question suivante :
"si Dieu existe, comment peut-il permettre cela ?".

Le tremblement de terre en Haïti n'a pas ébranlé que cette île mais aussi bien des consciences.
Mais que fait Dieu ? Que fait-il devant la souffrance des hommes ?

Cette question peut paraître légitime, comme une expression d'une vraie souffrance et d'une incompréhension totale face à un événement insoutenable. Qui n'a pas dit cela un jour ?

Alors, prenons les choses dans l'autre sens, pour tenter de répondre.

Dieu existe, il ne permet pas les morts dans les tremblements de terre. A ce compte-là, il élimine tous les accidents et empêche les naufrages, les incendies, les inondations, les tsunamis, les glissements de terrain, les horreurs qui ne dépendent pas des actions humaines.
Oui, parce que si ce Dieu ne gère pas tout ça, s'il fait du tri entre ce qu'il veut sauver et ce qu'il veut laisser crever ce n'est pas un Dieu, c'est un despote.

Donc, on va dire que Dieu n'existe pas. Parce que la question porte en fait cette réponse en elle-même. Mise en balance de l'existence de Dieu et de l'absurdité de certains événements dans une fausse question.

Pourtant, cette affirmation ne tient pas. Dieu existe, tremblement de terre ou pas. Et ce n'est pas un dieu despote ou qui prend plaisir au malheur des gens.

Cet homme qui posait cette question qui est une affirmation, cet homme ne croit pas en Dieu. Alors pourquoi pose-t-il cette question ? Il devrait bien plutôt demander pourquoi les hommes permettent la famine, les sans-abris, les déportés, les mutilés, les guerres, les injustices de toutes sortes, les exclus, les nantis.
Pourquoi les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres ? Pourquoi ? Que fait l'Homme ?

Dieu existe, enfin moi j'y crois. Pas ce Dieu imbécile, mais ce Dieu qui donne sa vie pour que ceux qui l'acceptent puissent la recevoir. Un Dieu bien différent de ces images simplistes et sans relief que trop de personnes ont. Le Dieu de Jésus-Christ, en particulier.

Maintenant, je me pose cette question : "Si l'Homme existe, comment peut-il permettre cela ?"

dimanche 14 juin 2009

Baptême et communion

Fin d'année scolaire, il est temps de faire sa première communion et, pourquoi pas, le baptême du petit.



Me voici donc, ce matin, dans une église près de chez moi pour assister à ces deux sacrements.
La foule des enfants en blanc qui attendent fait barrage sur les marche de l'église, la messe précédente n'étant pas finie.
Mon appareil photo au cou, je me faufile, prend des photos, fait des bises aux personnes que je connais. Il fait déjà bien chaud, voire étouffant.

Lorsque la messe commence, l'église est archi-pleine. J'ai pu garder des places sur un banc en très bonne position, cela me facilitera la prise de photos. Les chants se succèdent, les prières, les explications.
Puis s'est le baptême d'un enfant au syndrome de Dawn. Il s'amuse avec l'eau qui va servir à son baptême. Il est heureux, il sourit fortement. Puis l'eau coule sur sa tête, trois fois. Il lève les mains, comme pour se protéger ou remercier le ciel pour cette eau bénie. Il continue à sourire. Puis le voilà revêtue d'une chemise blanche, d'une médaille de Marie au bout d'une chaîne. Le parrain porte le cierge de la lumière du Christ. C'est déjà fini.



Les enfants communient, sagement les uns après les autres. L'assemblée les suivra en une longue procession. Mais avant, les enfants lisent un petit mot où ils disent leur amour de Dieu, leurs découvertes, leurs espoirs.
Certaines personnes viennent prendre des photos, sans flash pour ne pas déranger, telle cette femme qui s'est accroupie dans l'allée à ma droite. Une fillette dit d'une belle voix "maintenant que j'ai communié, je vais pouvoir emmener mes parents à la messe le dimanche". "Ça, c'est une très bonne idée !" dis-je à mi voix. La femme se tourne alors vers moi et me dit en souriant, un peu étonnée : "et la maman, c'est moi !". J'espère que la mère répondra au souhait de sa fille.

La messe s'achève, la foule en blanc sort de l'église avec peine car les escaliers sont toujours aussi encombrés, même encore plus.

Nous disons au revoir, nous allons nous retrouver pour un long repas de communion, entre famille et amis, dans la chaleur accablante de ce dimanche de juin. Un bon repas, un bon temps d'amitié, rempli de discussion et de vivre ensemble.

samedi 18 avril 2009

Pâques

Pâques a eu lieu en famille, comme assez souvent quand on y repense.
Nous étions dans ce petit village de la Drôme, endroit que j'affectionne pour ses maisons serrées bordant les rues sinueuses et étroites laissant pourtant le regard s'envoler sur les monts du Vercors.

La première qui nous a accueilli fut une chatte collante et miaulant dont l'assiduité des assauts était emprunt d'onctuosité féline. Jamais elle n'abandonna la partie, fidèle sur le bord de la fenêtre, dans les rues, sur les parapets, allant jusqu'à rentrer dans la maison qui n'est pas la sienne.
D'autres chats et même un chien ont ponctué ces journées, quelque soit l'heure, comme un fil rouge, comme une attention particulière. Tous ces pelages à caresser, ces flancs à flatter, ces poils virevoltant sur les vêtements, ces yeux qui se ferment de plaisir, ces roulades, ces appels interrogatifs ou admiratifs. J'avais l'impression qu'ils n'attendaient que moi.

Le samedi soir, nous sommes allés à la veillée pascale dans la ville toute proche. Nous devions retrouver ma belle-mère dans l'église en forme de croix. J'y ai aussi retrouvé ces instants magiques de mon mariage, jour de soleil habillé de blanc, jour de fête et de communion entouré de la famille et des amis, jour de chants et de danse.

L'église était déjà dans la pénombre et la répétition de chants s'ajoutait au brouhaha des conversations des gens qui s'installaient. Nous avons dit bonjour à quelques connaissance dont une a dit "ça fait plaisir de vous voir ici" et elle le pensait. Ça m'a touché, et j'ai reçu son plaisir. Ma belle-mère est finalement arrivée plus tard que prévu, mais nous avions gardé une place pour elle.
La veillée a commencé dans le noir, le feu a été allumé et béni, le cierge pascale en a pris la lumière. Nous avons chanté puis écouté, dans un dialogue entre le prêtre et des enfants, les textes de la Pâque des Hébreux. Libération, marche, Dieu sauveur. Les chanteurs solistes étaient tout particulièrement étonnants, apportant fraîcheur et ravissement. Le prêtre de la paroisse ne m'était pas inconnu puisque je l'avais eu comme professeur d'exégèse en 82, à Lyon. Il était bien sûr plus vieux, les cheveux bien blancs. Un autre prêtre me fit faire un voyage encore plus long, me ramenant à mes années de lycée, vers 77 à Romans où il était l'aumônier de notre établissement. Je ne l'aurais pas reconnu tant il avait vieilli, mais je n'ai pas oublié son nom ni les instants passés avec lui à faire un roux pour des petits pois ou à talocher à la pâte à papier colorée les murs de l'aumônerie. Deux hommes que j'ai apprécié dans ma vie, retrouvés en cette veillée pascale.
Après les textes, lecture pour la mémoire et l'histoire, des enfants ont été baptisés ainsi qu'une adulte. Nos petits cierges pointillaient l'espace de leur faible lueur, séparant les ténèbres du haut des ténèbres du bas. Je ne sais même plus ce qui a été dit, j'étais là et ailleurs, mais j'étais bien, calme et paisible, à la limite de la conscience. Vers dix heures, les cloches ont sonné alors que nous chantions le gloire à Dieu. Vers minuit, nous sommes partis rapidement pour ne pas se faire prendre dans les embouteillages de voitures qui auraient immanquablement bouchés la seule petite rue redescendant la colline. Ressuscito ! chantaient les jeunes, fouillis de voix et de danses. Ressuscito ! Donde esta la muerte ? Si nous mourrons avec Lui, avec Lui nous vivrons. Alléluia !
Bien sûr que j'y crois !

Juste devant nous, l'espace le permettant, une jeune fille en fauteuil électrique s'était installée. D'une vingtaine d'années, elle dirigeait son véhicule avec le menton posé sur une manette creuse. Du bout de son nez, elle faisait monter et descendre son siège, se plaçant au dessus des rangées de personnes devant elle. Ses parents lui parlaient, lui souriaient, riaient avec elle qui restait assez inexpressive mais pas muette. D'autres jeunes venaient la voir pour lui parler ou lui faire une bise. Mort, où est ta victoire ? Pas d'apitoiement en cette célébration de la vie, que du bonheur de pouvoir vivre, là et maintenant, à fond.
Nous n'avons pas eu les œufs en chocolat distribués à la sortie, nous n'avons pas eu de bouchon pour raccompagner belle-maman chez elle.
La nuit s'était éclairée, un jour nouveau se pointait, jour de résurrection.

jeudi 19 mars 2009

Haro sur le baudet !

Mais qu'a donc dit ce pape (de mes deux) et à qui l'a-t-il dit ?

D'après le journal La Croix : Ce que le pape a vraiment dit sur le préservatif...

D'abord, le pape parlait à des journalistes (17) dans un avion. Ça devait planer pour tous. Il ne parlait pas à des personnes qu'il était venues voir en Afrique. C'est lors de cette conférence de presse qu'il a un peu improvisé et a dit (d'après ces journalistes) :

« Je dirais qu’on ne peut pas vaincre ce problème du sida uniquement avec de l’argent, qui est nécessaire. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut le résoudre en distribuant des préservatifs. Au contraire, ils augmentent le problème. »

Décidément, ce pape est habitué aux bourdes, on dirait comme un écho de l'archevêque de Paris quand il parle des femmes dans l'Église.
Par contre, on pourrait se dire que ces propos auraient pu rester sans publicité, si seulement ces journaleux n'avaient pas répandu la bonne parole. A se demander quel est donc leur but, à eux : informer ou alimenter les tabloïds.

Je ne peux m'empêcher de dire et de redire : fermer vos gueules les mouettes !
Autant pour le pape que pour les journaleux, mais qu'ils se taisent ! Cela éviterait bien des problèmes. Comme par exemple, de lire que tel ou telle ministre est scandalisé. Pauvres ministres...

Tout ça me rappelle cette parole de Jésus : "malheur à ceux par qui le scandale arrive ! " (Luc 17:1).

dimanche 25 janvier 2009

Dernière communion

Voilà des évêques ordonnés par un autre évêque, sans l'accord de la hiérarchie catholique.
S'en suit un excommunication de l'Église catholique de ces cinq personnes, le 30 juin 1988.
Cela paraît somme toute logique, s'ils ne suivent pas les règles du jeu, il est normal de les exclure, c'est d'ailleurs prévu par la règle.

Mais les choses ne s'arrêtent pas là. Le pape meurt, un nouveau pape, venu du plus profond du temps, est élu.
Ce pape-là, amoureux plus de la Tradition que de l'Église, vient d'annuler l'excommunication des quatre évêques encore vivants aujourd'hui. Enfin, sont-ce vraiment des évêques ?

"Par les fonctions expressément accordées par le Saint Père Benoît XVI, en vertu du présent Décret, je relève les Évêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta de la censure d'excommunication latae sententiae déclarée par cette Congrégation le 1er Juillet 1988, tandis que je déclare privé d'effets juridiques, à partir de la date d’aujourd’hui, le Décret émis à cette époque." Extrait du décret, Card. Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Assuré que les dissidents souffrent énormément de leur exclusion, le Pape en a eu pitié, conforté par la soumission sans défaut de ceux-ci au siège pontifical romain.

Qu'en penser ? Soit il s'est fait rouler dans la farine servant à confectionner les hosties, soit, ce qui serait méprisable, il est de leur côté, partageant aussi leur point de vue.
Parce que, Monsieur Fellay insiste sur sa mission dont il dit "Notre unique objectif est la restauration de la doctrine traditionnelle au sein de l’Eglise catholique." dans une lettre qu'il envoie à la télévision suédoise. Qu'est-ce à dire ? Que la doctrine actuelle de l'Église, et notamment depuis Vatican II, est défectueuse ? Il semble bien que oui.

On se rend alors compte, si cela ne l'avait pas été fait, que le Pape actuel est bien le conservateur annoncé et que ses penchants pour une église papiste reviennent bien sur le devant de la scène.
Que penser de la justification énoncée dans le décret : "Sa Sainteté Benoît XVI - sensible comme l'est un père au malaise spirituel manifesté par les intéressés à cause de la sanction d'excommunication et confiant dans l'engagement exprimé par eux dans la lettre citée, de n'épargner aucun effort pour approfondir les questions encore en suspens dans des entretiens nécessaires avec les Autorités du Saint Siège, afin de pouvoir parvenir rapidement à une solution pleine et satisfaisante du problème posé à l'origine - a décidé de reconsidérer la situation canonique des Évêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta consécutive à leur consécration épiscopale." ?
De facto, il les reconnaît comme évêques et se positionne comme un père. Un père bien partial aujourd'hui.

Voilà donc la suite logique de la remise en place du rite tridentin, à la demande d'ailleurs de ces mêmes personnes. La boucle est bouclée. A quand la remise en cause de Vatican II ?

Je trouve qu'en cette occasion, le pape s'est fourré le doigt dans l'œil, car il a choisi de privilégier les brebis non repentantes aux brebis fidèles. If fait fi de toutes les personnes qui œuvrent pour l'Église et qui y vivent. Il les insulte par un tel mépris. Sous prétexte de communion, il divise et prépare le terrain à un vrai schisme. Il pousse hors de l'Église tant de personnes pour n'en garder que celles qu'il a choisi.

Nos évêques, frileux, ne diront rien, la hiérarchie couvrira les contestations sous une chape de propos bêtifiants. Donnant une occasion de plus de ne pas leur faire confiance. Tristes sires.

Lors de son élection, je laissais, à Benoît, le bénéfice du doute, car on ne juge un arbre qu'à ses fruits. C'est fait, les fruits sont là. Ce pape n'est pas le mien. Quelle déception !

lundi 5 janvier 2009

Tirer les rois

C'est amusant cette tradition que nous avons de "tirer le rois".
On pourrait croire, à l'entendre, qu'il s'agit d'une chasse particulière et qu'un certain gibier est tiré au fusil. Mais non, c'est complètement pacifique.
Cela ressemble bien plus à un tirage au sort, puisque c'est celui ou celle qui sera tombé sur la fève, en mangeant sa part de galette ou de brioche, qui sera désigné roi ou reine.

En fait de quel roi s'agit-il ?
Certainement pas des rois-mages, car ce n'étaient pas des rois, juste des mages.
Je pense plutôt que le roi à désigner est une métaphore du roi des Juifs fêté en ce jour.
Une façon de refaire le geste des mages qui cherchaient le nouveau-né et qui l'ont finalement trouvé.
Une façon aussi d'affirmer que cette royauté, non terrestre, est donnée à tous et chacun.

dimanche 4 janvier 2009

Epiphanie

Dieu se manifeste en ce nouveau-né.

Les mages viennent l'adorer. Ils cherchent le roi des Juifs, et pourtant, le roi c'est Hérode. Il est puissant et tout Israël lui obéit. Il décide, manigance, impose, manipule.
Les mages ne sont pas les acteurs, ils ne font que suivre une étoile, répondre aux questions d'Hérode, obéir aux songes. Ils sont paisiblement déterminés à adorer le nouveau roi en ce bébé.
Voilà, ils le trouvent, l'adorent et lui font leurs cadeaux, puis s'en retournent.

Voici donc deux visions du monde, peut-être même deux mondes qui se touchent pour que nous passions de l'un à l'autre. Le monde de l'esclavage et le monde de la liberté. Subir et chercher.
Tant de paradoxes, tant de différences. Toutes ces incongruités qui font nos vies.

Un enfant et une mère, des hommes prosternés, des présents, des parcours.

vendredi 26 décembre 2008

Natalis Dies

Voilà.
C'est passé.
Noël est derrière nous.

Ce cru a été une très bonne année pour moi ! Ça change donc un peu de certaines fois.
A quoi voit-on un bon cru ?
Le tout premier critère, c'est la paix intérieure. La paix, c'est ce qu'on ressent et ce qu'on exprime. Ce n'est pas l'absence d'agitation ou de nervosité, c'est une véritable présence qui ne s'efface pas au moindre souffle de contretemps, c'est comme une amie invitée pour les fêtes. Mais ça ne se commande pas, c'est plutôt de l'ordre du don. Je me suis juste mis dans l'idée de pouvoir l'accueillir et de ne pas laisser de place pour le vague-à-l'âme et le spleen.
Je me suis senti en paix dès le mercredi, avec R, dans mes bûches de Noël, dans les achats à finir, dans les paquets à faire, dans les derniers choix à faire pour le lendemain. Quelle bonne sensation.



La messe de Noël s'est passée dans une église archi-pleine, remplie de jeunes et de moins jeunes. J'ai particulièrement aimé les témoignages de vie de la première partie. Les chants déménageaient bien, les enfants étaient touchants. Une belle célébration faisant chaud au cœur pour fêter la naissance de Jésus.

Nous avons placé nos pantoufles au pied du sapin, puis les cadeaux sont venus les recouvrir. Le père Noël a dû passer dans la nuit...



Nous étions quatre pour ouvrir les paquets et nous lancer des "joyeux Noël !" ce 25 au matin.
Nous avons eu tout notre temps, puis les douches prises, nous avons mis en place la table et fini de tout préparer pour accueillir la famille qui venait passer le repas de Noël chez nous. Recevoir est toujours un plaisir et une source de travail.
Les invités furent à l'heure. Les premiers arrivés furent JE² et L, puis T² et A. J'en profitais pour faire une photo de mes enfants tous ensemble. Puis ce fut les grands-parents et les cousins.
Que de monde dans notre salle à manger ! Des cadeaux furent, à nouveau, distribués et échangés. Chacun faisait admirer le sien à son voisin.
Une fois le temps de l'apéritif passé, nous avons conquis la table. Ma femme avait mis sur pied un repas bien alléchant. En entrée, mâche et roquette en lit pour chèvre, jetés de jambon cru et foie gras maison sur toast. En résistance, darne de saumon sauce au beurre entourée de pâtes fraîches et de cardons fondants. Plateau de fromages ramenés par T, puis bûches au beurre ou au chocolat orangé, salade de fruits dans des boules ... de Noël. La clairette était parfaite !
Pour faire patienter, entre les plats, nous avons fait un quizz sur ... Noël. Une bonne rigolade où les trois équipes sont arrivées au même score. Ma belle-mère a bien cabossé son couvercle, conformément aux règles du quizz. Ma belle-sœur C avait envoyé un gros paquet, par la poste, qui contenait des objets-cadeaux à nous répartir. Ils ont circulé de main en main et ont parfois trouvé preneur.
L'après-midi était largement entamé quand on a servi le café, juste après les chocolats.



Une petite balade jusque chez JE² pour que les cousins découvrent son "chez lui" (les cousins sont quatre garçons plus grands que moi, souriants, agréables maintenant qu'ils sont ... grands).
Puis, les grands-parents ont repris le chemin du sud, M² est repartie en train, les cousins sont retournés dans les montagnes.
S² m'a aidé à laver les verres et j'ai essayé de lui donner quelques conseils techniques pour les essuyer.

Nous avons terminé ce jour de Noël à trois, nombre assez habituel ces temps-ci.
Que du plaisir !

samedi 13 septembre 2008

Visite

Il semblerait que la venue du Pape en France ne laisse pas indifférent.



Il y a ceux qui sont enthousiastes, comme toutes ces personnes qui viennent en foule assister aux différentes rencontres et célébrations proposées.
Hier, un joli parterre de personnalités était présent aux Bernardins, pour un échange très académique et bon enfant.
Ce matin, les Invalides à Paris sont envahis pour une messe en plein air.

D'autres ne partagent pas cet enthousiasme. Tout le monde ne peut apprécier le Pape ou l'Église.
A commencer par les Verts qui fustigent les discours papaux sur la sexualité et reprennent à leur compte la thèse que le Pape est un meurtrier. Rappelez-moi de voter vert.
D'autres encore, affirment que le Pape est le porte-parole de l'obscurantisme et de la dictature humiliante de la pensée unique. Rien que le fait de pouvoir dire cela démontre bien que ce n'est pas le cas. Ceux-là se sont mal renseignés.

Le fait même d'entendre et de lire ces diverses réactions, m'inspire deux réflexions :
- le dialogue et l'ouverture ont encore bien des chemins à parcourir, mais ceux qui crient à la tolérance sont ceux qui devront marcher le plus longtemps et le plus souvent.
- je ne suis pas fan du pape, mais je reconnais qu'il invite souvent à la réflexion, non seulement sur des sujets religieux mais aussi sur des sujets de société. On ne peut se contenter de la logique de marché et la tyrannie de l'argent.

Ceci dit, je préfère me réjouir avec ceux qui font la fête que de grincer des dents avec les autres.

vendredi 13 avril 2007

Pâques en famille


Chemin de table
Originally uploaded by JaHoVil.
Pâques a été pour nous une réunion de famille, du côté de ma femme. Son oncle et sa tante fêtaient leur cinquante ans de mariage.
Ils ont eu trois enfants qui se sont mariés et ont eu six enfants à leur tour.

Nous nous sommes donc retrouvés avec les cousins et les cousins des cousins. Pas toujours facile pour moi de savoir qui est qui, mais ma belle-mère m'aide à m'y retrouver. D'autant que ce n'est pas la première fois que je les vois.

La fête, simple et conviviale, a eu lieu dans un petit village du Diois, berceau de la famille.
Nous avons discuté, ri, mangé pendant au moins quatre heures. Ma belle-soeur avait organisé des sketchs auxquels j'ai pu échapper.

La veille, le samedi, nous nous sommes retrouvés chez mes beaux-parents, presque tous là. Tous mes enfants étaient là, mais il en manquait deux chez mon beau-frère. Ma belle-soeur avait fait le déplacement en voiture depuis l'Indre et Loire. Retrouvailles et grande table.
Je n'ai pas été à la veillée pascale, pour la première fois depuis très longtemps. Mais je ne regrette pas car je n'avais pas le coeur à ça. Nous nous sommes couchés tard et levés tard. Les nuits à la campagne sont très bonnes.

Joyeuses Pâques à tous !
Christ est ressuscité !

mardi 31 octobre 2006

Demain, la Toussaint

J'aime bien ce jour de la Toussaint.
Et le lendemain, j'aime repenser à tous ceux qui nous ont précédés, les connus, les inconnus.

Par exemple, mon grand-père paternel que mon père ne connaissait pas. Maintenant, ils ont dû faire connaissance. Je dois attendre encore.
Petit ange, de plus en plus belle. Sa nièce qu'aucun nom n'est venu caresser.
Julien, qui devrait avoir l'âge de ma dernière fille.
Mady, qui est partie cet été rejoindre son mari Charles.
André, Antoine, prêtres au grand cœur.

Les saints d'aujourd'hui, qu'on ne connait pas encore, ou qu'on a sous les yeux sans les voir.
Ceux qui font du bien autour d'eux, ceux qui vivent le royaume de Dieu dans leur quotidien.

Tous ces gens qui sont passés avant nous, bâtisseurs ou humbles quidams.

Les gens que j'aime et ceux que je déteste.

C'est vrai qu'on confond la Toussaint avec le jour des morts. Mais les deux sont très proches dans l'idée, et dans le calendrier.
La Toussaint est la fête de tous les saints. La fête des amis de Dieu, des amis de Jésus, des amis de la vie. Elle nous dit que tout homme est aimé de Dieu, homo ou pas.
Le jour des morts est un jour pour se rappeler ceux qui ne vivent plus. Généralement les proches décédés, les membres de la famille morts. Ce jour nous permet de faire une halte pour apprivoiser la mort, celle des autres et la nôtre.

Bonne fête à toi, et à toi, et à moi.

mardi 3 octobre 2006

Berthe se mouille

Il pleuvait comme vache qui pisse, ce dimanche après-midi. Nous voilà partis dans la voiture de ma femme, moi du côté passager. Non, je ne serre ni les fesses ni les freins, je ne ferme pas les yeux, je trépigne juste au dedans de temps en temps.
Nous devons aller dans le neuvième arrondissement de Lyon voir un spectacle dans une petite église. Tellement petite que je n'ai même pas trouvé trace de son existence sur le net. Même le nom de la place n'apparaissait pas sur google ou mapi. Il a fallu prendre le plan papier pour la trouver sous forme de petite croix.

Le voyage se passe très bien malgré la pluie. Les vrais premiers ennuis commencent quand le pont de l'Ile Barbe que nous devons emprunter est en sens interdit. Mauvaise nouvelle ! Il faut qu'on en trouve un autre. Enfin, dix kilomètres plus loin, nous voici enfin de l'autre côté du pont. Car les ponts ne sont pas pléthore sur la Saône dans cette partie de Lyon.
En fait, l'aventure ne faisait que commencer. Il fallait encore passer la voie de chemin de fer. Le plan marquait bien des passages, mais ce n'était que des passages piétons. Et même une fois l'obstacle franchi, un labyrinthe restait à traverser. Vingt minutes plus tard nous voilà devant l'église. Plus de place de parking. "Je veux rentrer à la maison !". Allez, on y va.

Mouillés, nous nous installons sur un banc libre dans cette église octogonale, avec les jeunes, les vieux, les enfants, les handicapés.
Berthe arrive et tout de suite nous entraîne dans son univers où nous restons pendant plus d'une heure. Son personnage burlesque déclenche des rires sans jamais rompre l'enchantement. Elle raconte la rencontre de Marie-Madeleine avec Jésus, lue dans le Grand Livre chez Jean (chapitre 4).
A elle seule, elle fait une bonne vingtaine de personnages, assez truculents et bien épais.
Je reconnais que le sommeil m'a gagné dans le premier quart. C'est l'âge qui veut ça.
Installés vers le puits, nous suivons Marie des yeux, espérant nous aussi avoir de cette eau vive qui ne tarit jamais. Berthe est vraiment très forte !

Après le spectacle, nous retrouvons E que je n'ai pas vu depuis au moins deux ans, mais que ma femme voit régulièrement.

Le retour à la maison est bien plus rapide, car la voie de chemin de fer est vite traversée et le pont est dans le bon sens. A-t-on idée de mettre les ponts en sens unique ?! La pluie a cessée.

dimanche 16 avril 2006

C'est le jour

Bonne fête de Pâques !

Anémone Pulsatile
Anémone Pulsatile
Original de JaHoVil


Le Christ est ressuscité !

samedi 15 avril 2006

Veillée pascale

Pour accompagner la suite de cette nuit, voici un peu de lumière de Pâques.

Veillée pascale
Veillée pascale
Original de JaHoVil


Le Christ est ressuscité !

dimanche 9 avril 2006

Bon, c'est pas tout, ça !

Si je ne m'y mets pas, on ne va pas manger grand chose à midi.
Je vais laisser la télé marcher... C'est le dimanche des rameaux. Les chants religieux sont un fond favorable à la cuisine. Je ne vais pas faire des religieuses ni des pêts de nones.