mardi 16 décembre 2008

Depuis la Californie

En jetant un œil sur les statistiques de fréquentation de mon blog, j'ai aperçu une recherche venant de Moutain View dont voici le détail :

Visitor DetailUnique Visitors
Visitor ff-in-f83.google.com IP Address 66.249.85.83
Date 16 Dec, Tue, 18:51:02 Net Speed Corporate/T1
Organization Google Browser MSIE 6
Continent North America Operating System Windows XP
Country United States Screen Resolution 1024x768
State / Region California Screen Color 24 Bit (16.7M)
City Mountain View Javascript Enabled
Referrer http://www.google.com/search?hl=en&q=site%3Ajahovil.blogspot.com+la-tte-qui-tourne
Search Engine Google
Keywords lattequitourne


Deux choses sont remarquables :
- la provenance, directement de chez google : ff-in-f83.google.com
- le contenu de la recherche, "la tête qui tourne" uniquement dans mon blog.

Là, je ne sais quoi penser... Serais-je surveillé par ce nouveau Big Brother ? Ai-je fait passer un message subliminal ou codé ?
Je suis curieux de connaître pourquoi google a fait cette recherche.

Ciné de fin d'année

Ce soir, le CE nous offrait une séance ciné, la dernière de l'année. La salle de cinéma est réservée que pour nous, ce qui donne la joie de revoir certains collègues de travail et le désagrément d'en revoir d'autres. Nous ont aussi été offerts un cornet de pop corn sucré et une boisson fraîche au choix. Un tirage au sort a permis aux heureux tirés de recevoir des cadeaux. Sympa.
La sale était pratiquement pleine et j'ai apprécié le pop corn, assis avec femme et enfants. Le seul inconvénient du Pathé de Lyon, c'est le manque de confort des sièges puisqu'il n'est pas possible d'y appuyer sa tête quand on est grand comme moi. Dommage. Mais le son s'est grandement amélioré puisqu'il est revenu à un niveau audible.

Nous avons vu, en avant-première "Volt, star malgré lui" des studios Dysney. Il ne sort en France qu'en février 2009, vous ne le verrez pas tout de suite.

Voici la bande annonce :



Et puis là aussi : http://www.cinoche.com/trailers/4617/5682

J'ai bien aimé. J'ai ri assez souvent des péripéties et des jeux de mots. Pas trop mièvre et accessible aux plus grands, ce film d'animation se regarde avec plaisir. Un bon moment de détente. Les voix de la version française sont agréables.
Je recommande chaleureusement les pigeons et la hamster dans sa boule.

lundi 15 décembre 2008

Torticolis

F avait un torticolis aujourd'hui et, en discutant avec lui, j'ai compris pourquoi.
Il voulait en parler et, en même temps il ne voulait pas.
Il a tourné autour du pot en me demandant si ça allait en ce moment, et mon non l'a encouragé à aller plus loin. Là, s'il me disait ce qui n'allait pas, j'allais me moquer de lui, soi-disant comme je l'avais déjà fait. Ah bon ? Quand me suis-je moqué de toi, F ? Finalement, ne tenant plus, il m'a annoncé la mort de son chien.
C'est qu'il y tenait vraiment à ce chien qui ne vivait pas avec lui mais avec ses parents. Il m'a raconté quelques scènes, rapporté les us et coutumes de leur vie commune. Et la façon dont il en parlait frisait l'irrationnel. "Le chien, ça donne tout sans rien attendre en retour".
Je ne lui ai pas dit que j'étais désolé pour lui mais je lui ai souhaité bon courage.
Je comprends complètement sa douleur, mais c'est vrai que je la trouve excessive. J'espère que ça lui passera assez vite.

J'en appelle donc aux lecteurs qui ont connu ce genre de douleur pour m'en parler et m'indiquer comment consolé F.

dimanche 14 décembre 2008

Pommes perchées sur une brioche perdue

Voici une petite recette qui donne un dessert sympa à .... manger : Pommes perchées sur une brioche perdue.



Pour faire des brioches perdues coiffées de pommes cuites, il nous faut, pour trois personnes :
- deux ou trois pommes, une orange
- du sucre, de la vanille (liquide ou en sachet de sucre), de la cannelle, du gingembre, une cs de rhum (facultatif)
- trois tranches de brioche (de bonne épaisseur)
- deux œufs, du lait, du beurre.

On s'occupe d'abord des pommes.



Éplucher les pommes et les couper en gros quartiers, écorcer l'orange en quartiers aussi. Dans une casserole, faire un sirop léger avec de l'eau et du sucre dans lequel on met la cannelle, la vanille (quelques gouttes ou un sachet), le gingembre et une cuillère à soupe de rhum. Laisser bouillir puis y mettre les pommes et l'orange. Cuir à feu doux pendant un quart d'heure en remuant doucement pour ne pas éclater les pommes. Lorsque les pommes ont gonflé suffisamment, c'est cuit. Réserver.

Ensuite, pendant la cuisson des pommes, on fait les brioches perdues.
Dans une poêle chaude et beurrée, faire revenir les tranches de brioches pour les griller sur les deux faces.



Dans une assiette creuse, mélanger les œufs et deux verres de lait. Retirer les tranches de la poêle et les tremper dans le mélange de manière à bien les imbiber, puis les remettre à cuir dans la poêle. Laisser dorer sur les deux côtés, environ 10 minutes à feu moyen.



Déposer quelques quartiers des pommes cuites sur chaque tranche et verser dessus le restant de sirop. C'est prêt !

Ce dessert peut se faire à l'avance et doit se manger chaud ou tiède.
C'est super bon !

La tête qui tourne

Cette semaine, j'ai eu droit à un petit intermède du genre désagréable. Je connaissais déjà, à un degré plus ou moins fort.
Tout commence au lever du lit. Dès le corps debout, une sensation de tournis s'empare de la tête. A partir de là, rien à faire pour arrêter le manège.
Jeudi matin, il m'était impossible de marcher droit, je devais étendre les mains pour m'aider des murs pour me guider. Adieu assurance et fluidité !
Je me suis traîné du lit à la cuisine puis sous la douche. On aurait dit un cheval promis à l'abattoir.
Consciencieux, j'ai pris la voiture pour aller au boulot, mais chaque bosse sur la route augmentait le tournis qui ne passait décidément pas. J'ai rebroussé chemin.
Après avoir envoyé un mail pour dire que je ne venais pas, je me suis couché pour ne me relever que trois heures plus tard.
Un repas pris devant la télé, je me faisais l'impression d'être une momie sans ressort. J'ai laissé passer l'après-midi, ne bougeant qu'un doigt sur la télé-commande. Pas de pc, juste un peu de lecture et du repos.
Le lendemain, ça tournait encore un peu, mais c'était supportable. Je suis retourné au boulot.

J'irai bien voir un médecin, mais je ne suis pas très médecin, surtout s'il faut que je me déplace. Et qu'est-ce que je lui dirai ? "Docteur, quand je vous regarde, j'ai la tête qui tourne" ?

Départ

Vendredi, ma demi-sœur a téléphoné pour nous apprendre le décès de sa mère. Je n'étais pas là.
Sa mère a été la première femme de mon père, pendant quelques années. Ils ont eu deux enfants.
Je connaissais cette femme car elle venait passer ses vacances chez mon père. Elle était vive, petite et aimait rire d'un air moqueur. Même après la mort de mon père, elle avait gardé contact avec la dernière femme de papa.
Les voici dont réunis. C'est triste pour ses enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants.
A Dieu Gisèle.

Mieux voir

Prendre de l'âge dérange. C'est un lieu commun.
Cette semaine, je suis retourné chez l'ophtalmo car mes premières lunettes n'étaient plus assez fortes pour la vision de près.
Un nouvel examen, accompagné d'un fond de l'œil pour vérification des coulisses, a donné le verdict suivant : 1,50 + 0,25 pour les deux yeux.
Hier, j'ai récupéré les nouveaux verres placés sur les mêmes montures. Et j'y vois mieux pour lire. Le seul problème, c'est qu'il faut regarder à 40 centimètres. Avant, c'est flou, après c'est comme dans un aquarium, plus loin c'est archi flou.
Je ne mets pas encore les lunettes pour travailler sur l'ordinateur, mais ça va fatalement arriver.
Je suis de plus en plus pressebite presbyte.

Trois ans plus tôt ...

Encore un test

Encore un test pour savoir si on est "Hétérosexuel(le), bisexuel(le), gay ou lesbienne?".
En lisant le titre, je ne me sens déjà plus concerné et pourtant les indications recentrent sur la sexualité "
Selon l'approche de cette grille, l'hétérosexualité, l'homosexualité et la bisexualité sont caractérisées par une combinaison de différentes facettes qui peuvent évoluer dans le temps et ne sont pas des états déterminés une fois pour toutes."

C'est pourtant simple de parler de sexualité, que de sexualité. Mais non, il faut aussi passer par l'incontournable communautarisme.
Une des questions portent d'ailleurs sur "la communauté réelle". Dans les réponses, on ne peut être que "hétérosexuel(le)", "gai" (sic) ou "lesbienne". Je ne peux donc pas répondre puisque je suis homosexuel et que je n'appartiens pas à une communauté.
La question d'après est encore plus précise puisque portant sur l'identification et ne propose que les mêmes réponses sans un seul "homosexuel(le)" en vue. Pas de souci pour moi, je ne m'identifie pas le moins du monde à "gai" ni "lesbienne".

Cette confusion entre style de vie et orientation sexuelle est bien admise aujourd'hui. A mon sens , elle nuit à la clarté des choses et facilite la manipulation des personnes. "gay" est une marque commerciale et un label identitaire qu'il est bon de porter pour être "in" et ne pas sortir du lot. Cela permet de faire partie d'une normalité et d'acquérir une visibilité.

Homo je suis, homo je reste, c'est déjà pas si mal.

Le calendrier

Quand décembre arrive, le calendrier vit son dernier mois. Les soirs où il fait nuit si tôt, chaque coup de sonnette annonce son successeur.
Les pompiers sont, paraît-i,l passés mais je ne les ai pas vu. Tant pis, celui de l'an dernier n'était pas si mignon que ça (il faut éviter de dire 'top', surtout si on rêve qu'il soit 'bottom').
Cette fois-ci, ce fut un facteur, légèrement rondouillard et souriant, qui osa me proposer de choisir parmi toutes les photos qu'il tenait en éventail devant lui.
Croyant faire spirituel, je répondis oui à sa proposition de prendre un calendrier s'il lui s'y trouvait. Ça l'a fait rire, mais il n'y était pas. Les facteurs ne sont pas comme les pompiers, ils ne se mettent pas en scène. Mon œil fut attiré par une vieille affiche publicitaire. Allez, on prend celui-ci. Un dernier sourire, une porte refermée, puis le calendrier est placé dans la cuisine, digne successeur et veilleur de l'an nouveau.

Deux soirs plus tard, ce fut les éboueurs qui se présentaient sous les traits d'un homme d'une cinquantaine d'années, bien mis, au regard bleu sous des courts cheveux blonds. Il serrait contre lui les calendriers. J'ai décliné son offre, un seul calendrier suffit, on ne va pas en mettre un dans les chiottes !

mercredi 10 décembre 2008

Canalisation

Cette année, pour la fête des lumières, le maître mot était "canalisation". Car, plutôt de laisser vagabonder les foules dans les rues, tout était fait pour les diriger et les maîtriser.

Comme par exemple les transports en commun de Lyon, les TCL, qui régulait les entrées dans les stations de métro. Les gens étaient arrêtés avant d'entrer dans la station où ils ne pouvaient descendre que sur ordre. A Bellecour, de longues files de barrières encadraient les entrées. C'est vrai qu'il vaut mieux se presser en surface que sur un quai de gare ou dans un wagon de rame. Fluidifier la circulation pour éviter les accidents.
Plusieurs entrées de stations étaient même fermées, ce qui provoquait l'étonnement et parfois l'énervement des utilisateurs. Pour mieux s'y retrouver, de très grandes bannières indiquaient les entrées effectives. Ce système semble avoir fonctionné, encadré par un nombre conséquent de personnes en jaune ou en bleu.

Un autre endroit était aussi régulé, mais avec moins de réussite. Avec R dimanche soir, nous nous sommes trouvés bloqués par des policiers alors que nous voulions aller sur la place des Terreaux. Impossible de passer en arrivant de la Saône, on ne peut venir que par le côté Rhône. Là, en dehors des policiers, pas d'indications. Nous nous sommes donc tapés le nez deux fois sur les deux rues. Puis ce fut le long trajet dans les rues noires de monde. Le moindre morceau de rue étant impraticable, il a bien fallu y aller sous peine de renoncement. Le passage de la rue du Plâtre fut très difficile et rendu périlleux par une femme qui promettait à je ne sais qui ni pourquoi son poing dans la gueule. A ce moment, je n'arrivais plus à lever mes bras collés contre moi, je n'aurais pu me protéger de cette virago.



Arrivés devant la place des Terreaux, il nous fut presque impossible d'y entrer malgré nos efforts. En me mettant sur la pointes des pieds, je ne voyais aucun espace libre de gens, juste un tapis sans fin de têtes serrées. Heureusement que le spectacle pris fin. Un message audible et bien clair invitait la foule à ressortir de la place par le côté Saône et, bien sûr, les personnes ne l'écoutaient pas et repartaient dans l'autre sens. Il fallait s'y attendre. Certains même faisaient des trains en s'accrochant pour ne pas se perdre. Là, il était impossible de passer.
R et moi sommes allés nous poser au milieu de la place, là où la foule était plus clairsemée, puis nous sommes sortis côté Saône, comme demandé. Nous sommes des gens civilisés et parfois obéissants.

Heureusement, R a eu la bonne idée de nous faire déambuler sur le quai du Rhône jusqu'au parc de la tête d'Or. Là, le double sens était possible, mais il fallait quand même regarder à ne pas percuter une des très nombreuses personnes venues admirer les hublots de lumière animée.

mardi 9 décembre 2008

Si tu devais

Si tu devais porter un vêtement de ton père, ce serait lequel ?
D'ailleurs, as-tu déjà porté un de ses vêtements ? Ne serait-ce qu'un mouchoir ?

dimanche 7 décembre 2008

Lumières !

Ce soir, comme vendredi, je vais faire un tour dans Lyon, pour le plaisir des yeux.
Cette année, du 5 au 8 décembre, Lyon fête les lumières. Au programme, des bâtiments illuminés, des gens dans les rues par centaines de milliers, des kilomètres à déambuler, des photos à engranger. Il faut attendre la nuit, bien sûr.



Vendredi, j'y ai déjà fait un tour avec ma fille aînée et ma femme, ce soir ce sera avec R. Quelques réalisations sont tout à fait belles, comme la façade de la cathédrale qui a retrouvé toutes ses sculptures et a gagné bien des couleurs. Moi, j'adore !


Et puis, j'aime tellement me promener dans cette foule calme. Pas de voitures, que des piétons et quelques rares vélos. Je prends le trépied de l'appareil photo pour la première fois. Ça va être géant ! R va pouvoir s'amuser avec son appareil tout neuf. Une fine équipe de choc.

lundi 1 décembre 2008

1er décembre

Journée mondiale de lutte contre le sida.
Des progrès sont faits, bien d'autres sont à faire pour éradiquer les virus du VIH.
D'ailleurs, j'ai lu que quand on parle du sida, on ne dit plus que "homo" ou "homosexuel" et non pas "gay". Par exemple, une des populations à risque sont les "homosexuels" et non pas les "gays". Pourquoi ? Pourquoi ce glissement sémantique ? Il vient, en tout cas, renforcer le fait que "homo" est négatif, "gay" positif puisqu'on n'en parle pas.

La place des Terreaux semblait bien triste ce soir, malgré quelques lumignons et tout plein de jeunes des deux sexes.

R m'a gratifié d'un bisou sur la bouche, juste pour. Il a eu droit à un maillot à manches longues blanc et rouge de taille R, bien entendu. Il n'est pas tombé, il n'a pas pris de photo à cet endroit, il a posé des questions pour se rassurer. Comme nous étions lundi, le restau que je visais était fermé et nous avons mangé notre repas chez R, ce qui m'a tout à fait fait plaisir.

Devant le pc, R a avoué combien il est réfractaire au changement. Pensez donc, il voulait reproduire le système de gestion des fichiers de windows ... 3. Rien que ça ! Alors, quand il s'agit de parcourir un autre chemin que celui qui a creusé de si profonds sillons... ce n'est pas envisageable. Et pourtant, notre monde change si vite pour ce qui est de la technique ! Heureusement que R, lui, ne change pas, tout de même, quand il s'agit d'amitié et de valeurs humaines. Il sait cultiver l'art de la relation.

J'ai passé la journée à me geler dans mon bureau chauffé au moins à 25 ! Mais quand R m'a ramené chez moi, je n'avais plus froid. Va savoir pourquoi !

Demain, d'autres personnes vont "découvrir leur séroposivité", encore et encore.
Protégez-vous, ce n'est pas une fatalité.