mardi 7 avril 2009

Loisirs

Au Carré de Soie, non seulement on peut acheter et consommer, mais on peut aussi faire du sport ou pour le moins quelques exercices physiques dans le Pôle de Loisirs.
Ce pôle est un espace situé au beau milieu de la piste de l'hippodrome de Vaux-En-Velin. On y accède par un passage souterrain flanqué de belles volées de marches.
Une fois dans le pôle, on peut faire du skate dans le skate-parc interdit au moins de 7 ans, du poney, du foot de plage.



Pour y aller avec un vélo ou avec de rollers aux pieds est un exercice rendu assez délicat par les différentes marches qu'il faut descendre et monter. En fauteuil roulant, ce doit être une vraie galère ! A moins qu'un passage plus commode existe quelque part.
Toujours est-il que le panneau du Pôle de Loisirs indique clairement qu'on ne peut y faire du skate ou du roller. Amusant, non ? Le skate-parc est peut-être réservé aux patinettes et trottinettes. J'imagine.

La nouvelle tente

Puisque nous avions bazardé notre vieille tente l'été dernier, il fallait bien en acheter une nouvelle ou alors ne plus faire de camping.
Ne plus faire de camping n'est pas encore d'actualité, car entendre les petits oiseaux chanter reste un privilège pour le citadin que je suis.
La chasse à la tente ne fut pas une mince affaire car j'ai des idées bien arrêtées sur les caractéristiques que doit avoir une tente de camping.
D'abord, il faut que je puisse y tenir debout, même sur les bords. Ensuite, il faut une avancée pour faire de l'ombre et se mettre à l'abri en cas de pluie.
On peut rajouter la couleur qui ne doit pas être claire et une porte avant qui se ferme sans avoir à rabattre l'avancée.

Diantre, toutes ces exigences réduisent fortement le choix. Et je rajouterais que le prix doit permettre de s'acheter encore des glaces à manger sur la plage.
Mon dévolu s'est finalement porté sur un tente Khyam, dont le site internet très bien fait présente toutes sortes de matériels de camping.
Khyam, c'est anglais mais fabriqué en Asie. Le revendeur est à Clermont-Ferrand. Je l'ai donc appelé pour avoir différents renseignements qui me manquaient après lecture du site. Un monsieur très professionnel a donné réponse à toutes mes questions. Du coup, j'ai pu passer commande sur le site, rassuré et convaincu que je faisait une bonne affaire.
Le colis est arrivé 48 heures plus tard, sans frais de port ! Vraiment super pour une expédition expresse dépassant les ... 41 kilos ! Bravo !

La tente se présente donc dans deux grands sacs, dont l'un est vraiment très lourd.
Il restait donc à lire le mode d'emploi (j'en parle ici) et à faire un premier montage, avant les vacances. Côté montage, je me sens très à l'aise, j'ai toujours aimé les jeux de construction.
Nous avons, ma femme et moi, fait ce premier montage samedi, sous un chaud soleil de printemps, dans le parc de Miribel-Jonage (le Grand Parc), au milieu des violettes en fleurs.

J'avais oublié le guide de montage chez moi, mais ce n'était pas une grande perte car il est totalement en anglais. Donc, pas utilisable sur le terrain.
Le sac le plus lourd l'est tellement que nous avons dû le porter à deux ! Je ne suis ni Schwarzi, ni Rambo ...
Dans la joie et la bonne humeur, nous avons déballé les contenus dans l'herbe. C'est là que deux gars du parc sont venus nous dire qu'on ne pouvait passer la nuit dans le parc. Nous les avons rassuré que non et le plus âgé a vite compris que nous faisions un essayage de tente. Il a aussi remarqué que c'était une grande tente. Et il a raison, car elle fait quand même 4 mètres sur 6 soit 24 m². C'est juste une 6 places, ce qui sera suffisant pour deux.
Des fois, je me sens des envies de grandeur.
Méthodiquement, nous avons passé les arceaux, enfiché les pieds et monté la tente en commençant par l'arrière. Au fur et à mesure, nous faisions des découvertes, comme ces petits sacs avec fermeture éclair pour ranger les cordages.
Sans se presser, nous avons mis une heure pour monter l'essentiel, y compris la chambre. L'objectif à atteindre, d'après le site, est de 20 minutes. Cela est assez raisonnable lorsqu'on connaît le matériel.
La tente une fois montée est effectivement très grande et ses 2,35 mètres de hauteur accueillent sans problème mes 1,78 mètres. Les finitions sont très bien faites et une quantité de détails viennent agrémenter le montage et l'utilisation. Nous la tendrons correctement pour une vraie utilisation, là, elle est un peu flapie.

Le pliage a été réalisé en une demi-heure, mais nous avons un peu buté sur la façon de le faire, ce qui ne nous a pas surpris puisque cette partie est toujours délicate. Il faut que tout rentre dans les sacs. Tout est rentré.

Je pense que nous allons passer de bonnes vacances dans ce nouveau palace.

Moteur !

Prendre un vélov réserve toujours des surprises et chaque fois reste un tirage du loto.
D'une manière générale, les vélos sont en meilleur état et s'affichent plus disponibles.

Hier matin, j'expliquais à un voisin qui examinait le vélo de la bornette 1 qu'il ne pourrait le prendre. J'en avais fait les frais quelques semaines plus tôt et, bien que le vélo soit gentiment accroché, il n'était pas affiché sur la borne. C'est ce qu'on appelle un vélo fantôme. Pour ne pas être en reste, la bornette que j'avais choisi refusa fermement de relâcher le vélo qu'elle soutenait. Une bonne démonstration de l'efficacité du système et de son côté aléatoire. J'en ai choisi un autre quelques instants plus tard.

Hier soir, le vélo me semblait correct et une fois la selle réglée, j'y posais mon postérieur et hop ! fouette cocher ! Au deuxième coup de pédale, un bruit de crécelle agonisante monta de la roue avant. Visuellement, rien ne frottait, ce devait être un morceau de frein qui touchait un rayon. Le bruit était assez fort pour que les piétons se retournent sur les trottoirs, surpris. Comme ce beau garçon blond aux yeux bleus. Et moi sur mon vélo, pétaradant, je voyageais dans le passé, à cette époque où je n'avais pas dépassé les un mètre cinquante. Avec les copains, nous avions aussi des vélos, trop silencieux pour nous, sur lesquels nous mettions un moteur. Le moteur n'était qu'un bout de carton ou de papier plié très serré et placé sur la roue grâce à une pince à linge. Le bout du papier était frappé par chaque rayon de la roue lorsque celle-ci tournait et produisait ce bruit caractéristique et rythmé qui nous ravissait. C'est ce que je me suis dit hier soir : je suis ravi. Ravi de ce petit saut en arrière, ravi de me balader en chemise dans les rues quasi désertes de cette première semaine de vacances scolaires. Ravi.

lundi 6 avril 2009

Carré et Soie

Où comment un lieu change de nom.

Mercredi dernier, le premier avril 2009, s'ouvrait une nouvelle zone de chalandise le "carré de Soie". Cet espace, constitué de nombreux magasins et d'un cinéma, a été implanté dans le quartier du Carré de la Soie. Il est certain que le nom de ce centre commercial prendra le pas sur celui du quartier. Mais au détriment du sens et de l'histoire du lieu.

Car, si le quartier s'appelle le carré de la soie, c'est parce que pendant des années d'ère industrielle, on y fabriqua la soie artificielle, suite économique de la soie naturelle utilisée par les soyeux de Lyon.

Las ! faire sauter ce petit article "la" prive les honnêtes gens du sens originel et conforme. Car un carré de soie est un bout de tissu, parfois associé au luxe, ce qui va si bien avec une zone commerciale. Un bout de rien du tout, cher, mercantile. Bien loin de l'idée de tisser de la soie.

Voici une bonne démonstration de la façon dont la société dite moderne fait passer de la production à la consommation.

Et cerise sur le gâteau, pour venir vous bouchonnerez et vous devrez payer pour vous garer.

Toutes les photos sont ici.

mercredi 1 avril 2009

Pensées profondes

Ce matin, ma femme fourbissait déjà dans la cuisine avant 7h30. M'en étonnant, je lui demandais ce qu'elle préparait de bon. Elle avait fait cuire un saucisson et versait la pâte dans le moule pour faire un saucisson brioché. Il sera cuit avant 8H30. Quelle bonne idée !

En me rendant chez R, je me suis dit "pourvu que R ne fasse pas un saucisson brioché ! ". Car il m'est arrivé plus d'une fois de manger la même chose chez R et chez moi, comme par hasard. Mais j'ai eu beau croiser les doigts, R avait un saucisson brioché pour le repas de midi ! Je l'avais parié.

Décidément, R et ma femme son vraiment sur la même longueur d'onde. A se demander s'ils ne sont pas jumeaux quelque part.

mardi 31 mars 2009

Le mur

A chaque mur son histoire. A chaque histoire son mur.



Le mur, là, pour soutenir, délimiter, contenir, élever, séparer, exclure.
Le mur de pierres, de bétons, de voilages, de pluie, de brume, d'air expiré.

Chaque mur est différent et semblable aux autres.

Dans notre vie, dans ma vie, il existe de ces murs. Certains sont ici depuis avant que je n'y sois. D'autres sont ceux que j'ai instaurés. Des murs appartenant au nécessaire de vie.
Des murs en ruine qui n'apparaissent plus sur les cartes. Des projets de murs.

Des murs.

Un mur.

A vélo

Faire du vélo en ville est dangereux. Mais qu'est-ce qui n'est pas dangereux en ville ?

Hier, une nana dans sa bagnole me fait une queue de poisson pour tourner dans une rue à droite. J'ai dû piller pour ne pas lui rentrer dedans et j'ai fait un écart sur la gauche pour la contourner, car elle s'était arrêté pour laisser passer des piétons sur le passage. Alors, j'ai frappé deux coups sur sa carrosserie, juste pour lui dire que je n'étais pas content du tout. J'ai continué ma route, sans me retourner.

Aujourd'hui, passant un carrefour au vert, une voiture arrivant en face et tournant devant moi a bien failli ne pas me laisser passer. Le mec semblait étonné que je passe. Là, je l'ai gratifié d'un "connard" qu'il n'a pas dû entendre.

Je m'étais dit que le vélo me rendrait moins agressif, mais finalement mon naturel est trop fort. Je dois encore m'amender.

lundi 30 mars 2009

Repas de famille

Vendredi soir, tous mes enfants étaient à la maison, attablés pour manger les crêpes que ma femme avaient faites. Les pièces rapportées étaient là aussi, ce qui a donné une belle tablée de joyeux lurons.


Des mains, des crêpes.
J'attendais cette soirée avec impatience, heureux par avance de les voir tous ensemble, enfin. Car depuis que M² a déménagé et qu'elle a un copain, les occasions de se retrouver tous se sont faites trop rares.
Pour la première fois, F était chez nous, y passant une nuit et une journée. Pour nous tous, F reste à apprivoiser. Mais il n'est pas le seul car A est assez farouche. Ceci dit, il a l'air de mieux vivre nos rencontres familiales. L est la plus ancienne de l'histoire et a passé toutes ces étapes depuis fort longtemps.
Je crois bien que j'ai plus savouré d'être en famille que les délicieuses crêpes.

Puis, nous sommes partis faire la rando roller du vendredi. Pas tous, non, juste à cinq : M² et F, JE², S² et moi. Au passage nous avons fait coucou à R à sa fenêtre. F est très bon en rollers et demandait à quelle heure partait la deuxième boucle. Mouais, il n'est pas question de faire la deuxième ce soir, et en plus, j'ai mal à la gorge et j'ai le nez qui coule. Les organisateurs ont dû m'entendre, car la deuxième boucle a été annulée faute de staffeurs.
Mais la première boucle est plutôt tranquille et permet de discuter, pour peut qu'on trouve quelqu'un pour le faire. J'aime aussi, parfois, rester seul. S² avait entrepris F sur des histoires de jeux ou de SF, M² et JE² les précédaient. Et moi, pauvre de moi... j'étais bien content que mon nez ne coulait plus.

Ce fut donc une soirée agréable, sans nuage et pleine de bonheur (je parle pour moi). Merci, merci, merci !

L'affaire Bernier

L'affaire Bernier reste un grand mystère pour moi !
Ce samedi avait lieu la grande enquête des Quais du Polar dans les rues de Lyon.
Le temps très pluvieux ne prêtait pas à sourire, mais le crachin de l'après-midi était supportable.
En compagnie de R, de ma femme, de M² et de F son copain (mais dis, c'est quand qu'ils se marient ?) je suis parti arpenter les rues de Lyon avec le livret dans la main. Après un départ ralenti par les pandas, nous avons commencé par le premier indice. C'est quelques heures plus tard que nous avons appris que nous nous étions trompés de place. Comme quoi, personne n'est à l'abri des erreurs.
Je crois que j'ai très rapidement décroché de l'enquête, préférant la laisser aux femmes. A vrai dire, j'avais envie de me divertir et R et moi nous y sommes assez bien arrivés. Comme toujours, nous étions les premiers à mitrailler des photos et à prendre des chemins détournés pour aller jeter un œil à telle cour ou à tel beau mec croisé. D'ailleurs, des mecs, nous en avons repéré plus d'un et j'ai bien cru que le grand noir du Cours Charlemagne allait nous inviter chez lui...
Les comédiens qui animaient quelques points de l'énigme étaient excellents et nous avons bien ri.



Mais ce que nous avons le plus fait, ce sont des pas. J'en avais déjà plein les pattes à Perrache, mais nous avons continué jusqu'après la patinoire... et nous étions si loin de la voiture !
J'ai donc pris un vélov, remonté les quais du Rhône entre Perrache et Morand, payé le parking et retour vers le musée de la Résistance.
Comme nous n'avons pas trouvé les chaînons manquants, malgré une aide de Éric, croisé par hasard, personne n'a rendu le bulletin réponse. Il faut dire aussi, que la foule n'incitait pas à faire la queue pour le dernier indice.
Mais comme toujours, ce périple à travers Lyon est intéressant et permet de découvrir des lieux nouveaux ou des détails de l'histoire de cette grande ville.

Un grand merci aux organisateurs de ce rallye géant !

Ça monte

Dans le moteur de recherche gougueule, enfin dans la version américaine, lorsqu'on a des réponses affichées, on peut les faire descendre dans le classement ou les faire monter. Une petite flèche verte est placée sur la droite pour la montée, une croix pour la descente.
Comme il m'est arrivé de me retrouver sur une page américaine de réponses à la recherche "avec plaisir", le nom de mon blog, je me suis promu. Je pensais que j'allais me retrouver une dizaine de places plus haut, mais pas du tout ! Dans le site américain, je suis en tout première place et sur le site français je suis troisième derrière deux dictionnaires.
Ça, c'est de la promotion !
Une bonne affaire pour les statistiques des visites.

Mais, s'il vous plaît, ne me descendez pas :)

A fond !

Samedi, nous sommes passés place des Terreaux et nous avons été surpris par une armée de pandas qui recouvrait le place.



Le spectacle était plaisant à voir et je n'ai pas hésité à faire quelques photos. Mais je fus interrompu par A, jeune homme au cheveux longs, propre sur lui qui a commencé à m'entreprendre sur le wwf. En fin de compte, il voulait que j'adhère par prélèvement automatique. Mais avant d'en arriver là, il s'est bien passé un quart d'heure.
Dès qu'il m'a abordé, je me suis mis en double mode : déjanté-chic et dragueur. Bien sûr, activer le mode dragueur seul aurait été trop visible, alors le mode déjanté-chic émet tant de parasites que l'interlocuteur n'y voit couic. Je l'ai pris en photo, je l'ai baladé, surpris, désarçonné.
Bref, je me suis bien amusé aux dépends de A qui est resté très poli et a dû me prendre pour un imbécile.

Pour ce qui est des pandas, le combat en vaut la peine, tout comme le wwf, mais on ne peut être sur tous les fronts. Les miens sont ailleurs.
Je fais un petit relais ici, pour la wwf, pour la planète, notre planète en grand péril voire à l'agonie.



A, excuse mon double mode, la prochaine fois, je n'en mettrai qu'un en action.

Bientôt en mouvement

Je viens de finir les cartons...



Plein de cartons lourds que je ne porterai pas, heureusement.

Quant au reste :
- un collègue qui me paye le café pour me consoler. tiens, il était au courant depuis longtemps, lui.
- un collègue, la gueule enfarinée, qui m'apprend qu'il va venir dans ce bureau, et que c'est pas lui qui l'a demandé, et qui voudrait savoir si les meubles restent parce que le siens partent ailleurs. Eh bien, je n'en sais rien.
- Mourad qui me dit que je le fais chier, et moi de lui demander pourquoi, tout en en connaissant la cause. Mon futur bureau lui sert de garage à vélo, il va devoir trouver un autre endroit, même que la gardienne de l'immeuble lui a reproché de mettre son vélo dans l'ascenseur.
- et tous les autres collègues qui savaient (bien avant moi ?) que j'allais changer de bureau, car le mec du téléphone, étant très copain avec l'une d'eux, a montré les plans.

Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer. Ce que je sais, c'est que je vais devoir changer certaines habitudes et me refaire des amis, si ce mot a une signification, dans les bureaux proches.

Faudra pas qu'on vienne me chercher des poux demain, je risque d'être un peu sur les nerfs.

vendredi 27 mars 2009

Bonjour Mourad

Il arrive que Mourad passe me voir dans mon bureau pour me dire bonjour. Ça me fait plaisir qu'il vienne et je trouve qu'il a changé d'attitude avec moi. Il ne montre plus son côté râleur et négatif. Mais il lui reste bien du chemin à faire pour atteindre un degré suffisant de sérénité.

Assis à mon bureau, je lui tends la main et lui me tend la sienne par dessus la table. Du coup, mon regard est juste à la hauteur de ... son entre-jambe où rien de spécial ne vient accrocher le regard.
Rien de spécial, sauf le geste que Mourad fait de la main gauche : légèrement et brièvement, il remonte son paquet du bout des doigts. Comme une petite touche amicale.
La première fois, je me suis dit que ça devait le gratter, mais les fois suivantes, j'ai plutôt pensé à un toc ou à un tic. Ou bien, est-ce une coutume ?

Finalement, on pourrait très bien ne pas se serrer la main ni faire la bise mais plus simplement se remonter le paquet pour se dire bonjour.