Demande au milieu de la rue
- Tu veux sortir avec moi ?
- Oui ! Et toi, tu veux sortir avec moi ?
- Ben oui, tu vois bien que je sors avec toi, on est déjà dehors !
Parcours des chemins de la vie, de l'amour. Homo, homme aussi.
- Tu veux sortir avec moi ?
- Oui ! Et toi, tu veux sortir avec moi ?
- Ben oui, tu vois bien que je sors avec toi, on est déjà dehors !
Je n'appuie que très rarement sur le zéro de l'ascenseur, car je passe par le sous-sol où ma voiture est garée.
Mardi matin, je choisi donc le premier sous-sol (pour les lyonnais, je n'habite pas rue Puits Gaillot, pour les non lyonnais et pour ceux à qui ça ne dit rien regardez par là). J'introduis ma clé dans la serrure, ferme la porte et hop ça descend (dans un bruit d'enfer !)(et il faut un clé pour aller dans les sous-sols).
Jusque là rien de bien palpitant... Sauf que...
L'ascenseur s'arrête au rez de chaussée, à ma grande surprise, car cela n'arrive jamais. La porte s'ouvre, et je m'apprête à la refermer.
Ma main sur le bouton, je jette un oeil sur le palier et je vois un beau jeune homme brun devant moi. Haaaaa mais je ne le connais pas !
Bêtement (parfois, je me mettrais des baffes) mais par politesse, je lui dit que je descends encore d'un étage. Je me demande si je n'ai pas bafouillé un peu. Il est accompagné d'un chien jaune tenu par un harnais.
Coup d'oeil en haut, coup d'oeil en bas, l'oeil que j'ai jeté sur le palier sert quand même à quelque chose. Il me répond que ça ne lui fait rien. Haaa, je vous disais qu'il y avait un Dieu !
Je me recule, il entre, je le laisse aller au fond de la cabine, on se contourne dans la partie étroite. Il est grand, brun (je l'ai déjà dit), dans le 26 ans (...), visage rectangulaire, souriant.
Holala, holala, je deviens fébrile.
Comme je n'ai qu'un étage à passer avec lui, je vais à l'essentiel, ce sera court.
Mais non, je ne lui ai pas sauté dessus !!! Il a quand même un chien avec lui ! Je ne tiens à pas à me faire mordre par le clebs.
Je lui demande à quel étage il habite (mais pourquoi est-ce que je lui demande ça ???). Il est au 8ème. Et si son chien ne serait pas une chienne : et bien si. Je l'ai vu dans les yeux du quadrupède. Je lui souhaite une bonne journée, je sors, me retourne. Il sourit, je crois même qu'il a dû rire.
Mercredi matin, de nouveau dans cet ascenseur, pour le même trajet, je constate que le bouton du rez de chaussée est allumé. Je vais encore faire un arrêt pour rien, et peut-être rencontrer la mère hébétée de la voisine.
Que nenni !! Il est de nouveau devant moi ! En personne, avec le chien. C'est un signe !
Je crois bien que mon visage a dû changer de couleur !
Bien sûr, il sait que je descends, mais il monte quand même.
Panique à bord !!! Il faut que je fasse quelque chose de banal !!!
Ha le chien ! Sauvé ! je me baisse et cajole l'animal qui... remue la queue. Le contact est bon. Du bas, je lève mon regard vers lui : il est là, il sourit. Je demande le nom du chien, il me dit un mot que je ne comprends pas.
Une secousse annonce la fin du voyage, je sors en lui promettant une bonne journée, il me remercie et me retourne la politesse. Démarrer la journée comme ça, j'aime vraiment !
Jeudi matin, je force un peu le sort, j'appuie sur le bouton du rez de chaussée. La porte s'ouvre. Personne, rien. Je sors pour voir s'il est là, non personne.
Je n'aurai pas dû appuyer sur ce bouton. En fait je pense qu'il a pris l'ascenseur juste avant moi...
Mais qu'il est beau et qu'il a l'air sympathique !!!
Vivement demain matin !
C'est le titre d'un ouvrage publié en 1967.
Cette mini encyclopédie m'a fasciné pendant mes jeunes années. J'en ai passé des heures à lire, regarder les illustrations, à rêver devant les planches en couleurs !
A chaque fois, en ouvrant ce livre à la couverture cartonnée, je m'arrêtais sur la page de garde, celle laissée en blanc par l'éditeur.
Et je relisais les mots si forts que mon père avait écrit de sa main brisée, ces mots qui me portèrent si longtemps, même si je n'en comprenais pas toute la signification :
A mon grand garçon
Heureux petit bonhomme
Qui vient d'avoir 9 ans
Amuses toi et batifoles
Car hélas ça ne dure qu'un temps
Mes plus doux baisers
.Papa.
Batifolé, je l'ai fait ! Souvent pour cacher mes larmes.
Mais rien ne pouvait me manquer plus que ta tendresse, toi loin de moi.
Plus tard, bien plus tard, j'ai retrouvé le bonheur de me laisser enserrer dans tes bras, de recevoir tes doux baisers.
C'est presque tout ce qui me reste de toi, maintenant. Tes mots d'amour inavoué, ton regard d'enfant espiègle, ta force paternelle.
Ton fils.
Ce matin, je me réveille dans ton lit.
J'hésite à faire surface, je voudrais encore rester dans cette brume silencieuse.
Des sensations me reviennent.
Ta main qui me cherche, ton bras qui m'entoure. Tu te loves contre mon dos. Tu poses un baiser entre mes épaules. Je crois que je me rendors.
L'heure avance, il faut sortir du sommeil.
Je me tourne vers toi, regarde ton visage aux paupières closes, pose ma tête sur ta poitrine nue. Le contact de tes poils me rassure sur ta présence. Je soupire, je me rapproche encore plus, entrelaçant mes jambes dans les tiennes, aspirant ton odeur. Ta main me trouve, ma main t'enserre.
Ton envie de moi confirme mon envie de toi, elles se rejoignent tendrement.
L'heure nous précède. Nos corps se séparent.
Nous n'avons pas échangé de bonjour, nous ne nous étions pas quittés en fait.
Matin.
Semaine chargée, semaine heureuse.
J'en étais resté à l'élection du pape. L'évènement lui-même m'a ému, le bonhomme m'a déçu. J'aurais préféré une bonne surprise. Basta, je n'en parle plus !
Donc mardi, sitôt les photos mises sur mon précédent post, j'ai filé chez Ludo !
Cette fois, j'avais retenu le code de l'immeuble (les derniers chiffres correspondent à son âge). Pour l'étage, je n'ai jamais eu de problème, c'est comme ça.
La première porte n'est jamais fermée, j'ai frappé à la deuxième. Il m'a ouvert, je suis entré et ne lui ai pas laissé la possibilité de repousser la porte. Je suis si bien dans ses bras. Au passage, j'ai vu qu'il était bien habillé, chemise gris foncé et pantalon noir.
Regards, tête sur épaule, entre-jambe, fesses, dos musclé, bras.
Il a malgré tout réussi à préparer une superbe sauce de salade aux lardons.
Un fin cuistot !
Le repas fini, et la table débarrassée, direction le lit !
Et comme je suis pudique (vous n'avez qu'à lire ce que j'ai écrit avant pour vous en rendre compte), je ne parlerai pas des câlins torrides qui ont réchauffé la couette, ni des bisous, lèches, caresses, collages, massages qui ont déferlés dans ce lieu. Peau contre peau, je serais bien resté toute la nuit !
Nous avons aussi pas mal parlé, pour se connaître, pour se reconnaître.
Nous avons encore le temps.
Il est doux, viril, attentionné. J'aime vibrer de plaisir reçu et le sentir défaillir.
Puis mercredi, resto avec ma femme.
Depuis quelques temps, il nous est apparu comme une difficulté de pouvoir communiquer. Trouver du temps et des mots, de l'attention pour l'autre.
Bien sûr, rien n'est comme 'avant', lorsque je me cachais, lorsque je mentais.
Elle sait.
Elle veut continuer avec moi.
Rue Pizay, après avoir traversé le Rhône sur la passerelle du collège, nous sommes entrés dans un resto tex mex que j'avais fréquenté une fois avec mon filleul. Pas cher et très bon, je vous le recommande !
La discussion est partie dans tous les sens, de l'actualité ecclésiale à la vie de famille. "Tu as bien discuté hier ?" fut la seule question posée sur ma précédente soirée. Oui, hier j'avais discuté, le reste ne sera pas dévoilé.
Regards, mains qui se parlent et se caressent, connivence estompée et nostalgique.
Ce soir, jeudi, ma fille m'a proposé d'aller dans un endroit qu'elle aime. Nous sommes donc partis pour un pub irlandais du vieux Lyon.
Nous voilà dans les rues, moi m'arrêtant tous les dix mètres pour faire une photo tout en me demandant de quoi nous allons parler. Elle allumant sa clope et commençant cette discussion banale et si bénéfique.
Assis dans le pub : "ici, on ne te sert pas à table, il faut aller chercher tes boissons". Ha ! Bonne idée ! Ni elle ni moi ne nous sommes levés, nous n'avons donc rien pris, personne ne nous a rien dit.
Echange agréable de questions, de commentaires sur la vie de l'autre. Chacun de nous vit sa relation aux autres de façon forte et entière.
Rigolades, coups d'oeil admiratifs, clopes, partage des petites et grandes choses. Nous nous apprivoisons pour mieux nous aimer.
Demain vendredi, soirée rando roller. Il ne pleuvra pas. J'espère être en forme et trouver des personnes avec qui parler.
Puis, une nuit encore avec Ludo, nuit courte hélas, car le matin il part passer le week end avec ses parents.
Ce sont des soirées qui comptent, toutes différentes, toutes bienfaisantes.
Voilà les GArs, vous en savez un peu plus. Moi aussi.
Les cloches
La fumée
Le protodiacre annonce la bonne nouvelle : habemus papam
et voilà Benoît 16
Et la foule
Il nous applaudit déjà !
Bon, je suis pas entièrement satisfait du bonhomme, va falloir user de foi...
Bonne nuit les GArs !
Je suis vraiment content !
Des images bientôt !
je n'étais pas grand.
Le monde était beau, le monde était bon.
La vie coulait, je ne le savais pas,
je grandissais, sans m'en rendre compte.
Un monde sans douleur, un monde sans malheur.
La première rupture vint de l'intérieur,
mon père, ma mère.
Séparés, ennemis. Par ma faute sûrement.
Du courage, j'en avais. Des réponses point.
La deuxième rupture vint de l'extérieur,
les autres ne m'acceptaient pas.
Le monde était beau, le monde était bon.
Le monde s'est écroulé.
Chaque jour devoir serrer les dents,
serrer les poings au fond des poches,
quand ces autres se moquaient,
usant de leur force méchante.
Du courage, j'en avais toujours. Des amis point.
La troisième rupture vint d'une trahison.
Accepter ma différence en cherchant des semblables,
espérant trouver auprès d'eux la force des opprimés,
et découvrir des gens comme les autres,
ni meilleurs, ni pires.
De ces frères si longtemps espérés,
de ces amis confidents,
rien n'a été plus dur que cet espoir débouté.
Ce soir encore en lisant certains mots,
ce monde obscure revient me narguer,
laissant croire à une victoire facile.
Je suis grand, sensible, debout, capable d'émotion et d'empathie.
Le monde a le droit d'être bon et beau.
Chacun y participe du poids de son existence.
Vous aussi les GArs.
Publié par JaHoVil vers 22:27:00 Rubriques : introspection, moi
Le téléphone sonne.
Ta voix pâteuse me fait comprendre que tu dormais.
Je ne me rappelle plus du code, en fait je n'arrive pas encore à l'apprendre, redis-le moi encore.
Les deux portes de ton appartement sont restées ouvertes. Tu es prévenant. J'ai malencontreusement raté la surprise, je ne te réveillerai pas dans ton sommeil.
Tu restes sur ton lit, je te trouve allongé tout habillé, dans la pénombre de ta chambre. Tu me souris.
Il pleut des cordes, j'enlève mes chaussures et mon anorak mouillés.
Je m'allonge contre toi.
Nos lèvres se trouvent. Je me presse contre toi, à moins que ce ne soit toi.
Tu enlèves le haut, je m'occupe du bas. Je connais mieux le système de ta ceinture que le code de la porte de l'immeuble. Ton pantalon rejoint tes autres vêtements par terre.
Tu soulèves mon pull, nos peaux se collent, chaudes, amicales, complices.
Tu tires sur mon pull, je résiste un peu, puis cède.
Nous nous réfugions sous la couette, corps à corps.
Tu me couvres de baisers, je frémis.
Tu plonges sur moi, je vibre, gémis, ondule sous tes assauts.
Je caresse tes seins, j'emprisonne tes fesses, tu t'appuies sur moi.
Je goûte ton intimité, tu geints sourdement.
Il pleut, la couette a glissée.
Ce soir, je dors avec toi.
Mon pc habituel, celui que je chéris tous les soirs sur mes genoux, est en panne et devrait être réparé demain.
C'est pour cette raison que je me vois dans l'obligation de différer une petite GAterie que j'aimerais vous faire.
Et sans vouloir vous offenser, personne ne trouvera ce que c'est, enfin je crois bien...
Patientez donc quelque peu, votre tour viendra.
Bonne nuit les GArs.