mercredi 31 décembre 2008

Sur le 31 bis

Tout ça pour dire que j'ai été le dernier à quitter l'étage au boulot ce soir.
Éteindre les lumières et partir sans regret.

Bonne soirée !

Sur le 31

Nous voici donc sur le 31, de décembre, fin d'année calendaire.
Cette fin n'est en fait qu'un tremplin pour le prochain début qui commence sitôt après.
Alors, on va se concentrer sur le début, on va le fêter et faire les idiots, comme pour une adoration de la bêtise humaine.
Enfin, pour la plus grande partie d'entre nous, hominidés des pays riches. Parce que la plus grande majorité de l'humanité ne fera ni fête ni réveillon. La misère ne se fête pas.

Une fois n'est pas coutume, ce soir nous allons, ma femme et moi, chez des connaissances pour commencer le nouvel an. Je n'y vais pas de gaieté de cœur, mais "quand faut y aller" ... Le seul point intéressant est que je ne connais que le couple qui reçoit, et encore, je le connais que très peu, et donc tous les autres sont à découvrir. Pourvu que ce ne soit pas des nases ! Je sais déjà qu'un des couples ne viendra pas pour cause de gastro. Nous ne serons plus que six.

S² ne nous accompagne pas, il vient de se trouver une soirée chez un copains avec plein d'autres copains et copines. Je croise les doigts pour que tout se passe bien.

Sur fond de crise, de guerre, de chômage, de manipulation financière, passez donc une fin d'année honorable et accueillez la nouvelle avec gentillesse (quelle phrase tarte !).

Profitez bien de la seconde supplémentaire qui va doubler celle du zéro. Une seconde de plus, toute une vie pour un photon.

Allez, bon 31, bonne soirée et à l'année prochaine !

mardi 30 décembre 2008

Le laveur de vitre

Le laveur de vitre est passé aujourd'hui à mon étage. J'étais encore occupé à travailler alors que midi avait sonné. Nous nous sommes dit bonjour, j'ai fait un peu de place devant la fenêtre et quand il a débranché mon câble réseau, sans s'en rendre compte, j'ai pris le téléphone portable et j'ai appelé R, en allant dans un autre bureau. R qui sort du lit de plus en plus tard...
R voulait savoir si le laveur était comme dans la pub. Hélas non. Pas du tout.
Une pub, c'est pour faire fantasmer. Dans la réalité, c'est bien plus insipide.

Mais comment fais-tu ?

"Mais comment fais-tu pour écrire si tôt le matin ?" me demande R. En fait, non ce n'est pas une question, c'est une exclamation.
Bon, je réponds quand même.
Je le fais, l'heure importe peu. Du moment que j'ai les yeux ouverts. Même à jeun et sans avoir pissé, je peux écrire quelque chose.
C'est tout à fait naturel.

Un Repas

Depuis pas mal de temps R voulait manger avec ma femme. Je lui en ai donné l'occasion hier lorsque je lui ai proposé de venir souper avec nous à la maison. Il est en vacances et peut donc plus facilement s'organiser (clin d'œil). Une fois de plus, j'ai failli manger deux fois le même plat dans la journée, une petite coordination a réglé ce cas.
R est arrivé à l'heure dite, pile-poil, avant S² qui était parti au cinéma.
Nous avons pris un apéro et commencé à discuter dans les bonnes odeurs de gratin.
R a un aspect de ... clochard car il se laisse pousser la barbe. Ça s'arrangera avec le temps. Mais les bises sont piquantes sur les joues. Ce qui nous a donné de disserter sur les maquillages des dames et les habits des jeunes collégiens.

Le repas c'est déroulé avec bonheur, R me faisant face.
S² essayait de garder le crachoir, mais R et ma femme ne se laissaient pas faire. Quant à moi, ma femme m'a trouvé silencieux. C'est vrai que je n'ai pas trop parlé, juste ce qu'il fallait, dans les interstices libres.
Nous avons poursuivi entre fauteuils et divan, tous les quatre, comme de vieux amis. Ma femme a voulu que R fasse le quizz de Noël et il s'en est bien sorti, donnant des réponses en rafales.
Je reconnais qu'au bout d'un moment, je me transforme en spectateur, mi-présent, mi-ailleurs.
R est reparti à une heure raisonnable, remportant la chaise que je lui avais empruntée, me laissant un livre sur le Palais d'hivers de Villeurbanne que j'ai commencé à lire.

A la prochaine !

dimanche 28 décembre 2008

Une visiteuse



C'est maintenant devenu un rituel. En fait, cela est un rituel depuis la mort de papa. Avant, on descendait les voir, maintenant, sa veuve est seule et pour les fêtes de fin d'année, elle vient passer quelques jours chez sa sœur à Meyzieu.
Pour Noël, elle est ainsi en famille, elle qui n'a pas d'enfant mais qui s'est occupée de ses trois frère et sœurs et des enfants de sa nièce. Elle y retrouve un de ses neveux, les enfants de F, le climat de Lyon.
Cette année, elle n'est pas venue dans sa voiture, parce que son poignet droit n'est pas encore remis de la chute qu'elle a fait en sortant du cimetière où sont enterrés son frère et sa sœur.
Avant de venir, de monter à Lyon, elle me prévient et nous prenons rendez-vous pour un repas ensemble. Le jour dit, je vais la chercher chez sa sœur, encore plus petite qu'elle, mariée à un G qui a le don de m'énerver depuis mon enfance. Ils sont généralement là tous les deux.
Le rituel peu continuer.
Je fais donc un aller-retour pour un transport.
Invariablement, elle est dans un manteau de fourrure, de la vraie ou de la fausse. Elle bien coiffée, souriante, la bouche recouverte de rouge.
Maintenant, je vois bien qu'elle commence à être fatiguée, qu'elle a du mal à marcher sans être essoufflée, qu'elle n'entend pas toujours ce qu'on dit, qu'elle a moins de répartie.

Elle s'est assise avec nous, les enfants l'ont entourée et noyée dans un tourbillon de paroles, de jeux, de rires, sans jamais lui poser de questions. C'est moi ou ma femme qui posons des questions et écoutons les dernières nouvelles de sa vie. Rien que du banal, mais du vrai. Elle ne se plaint pas des coups du sort, des malheurs de la vie. Elle a toujours fait front, même après la mort de papa. Elle vieillit, les gens qu'elle aime et connaît partent les uns après les autres. Elle reste fidèle aux amis d'enfance de papa et va leur rendre visite quand elle passe ici.
Elle n'a parlé qu'une fois de papa, pour nous rappeler quelque anecdote de leur voyage en Italie.
Elle s'est régalé de la caille et s'en est léché les doigts, comme nous tous.
L'après-midi est passée tranquillement, personne n'a dormi dans un fauteuil. Il faut dire que le barouf des jeunes, certes acceptable, nous a bien diverti. J'aurais bien piqué du nez.
Juste avant de reprendre la voiture, je l'ai entendue siffloter cet air, son air, que je ne reconnais pas mais dont elle use et abuse quand elle est dans sa maison.

Le soleil était couché depuis peu quand je l'ai ramenée chez sa sœur. Nous avons discuté encore quelques minutes, puis je suis rentré par les grands axes au milieu des vacanciers européens.
Nous la reverrons pendant des vacances, chez elle au bord du Luberon.

samedi 27 décembre 2008

Cuisine de Noël

Ce Noël, nous nous sommes essayés à quelques aventures culinaires. Certaines connues, d'autres nouvelles.

Pour la première fois, j'ai fait le foie gras. J'étais impressionné par le prix du morceau. Eveiner n'est pas trop sorcier mais demande de la patience. Avec un peu de sel, de poivre et du porto, les deux lobes se sont retrouvés serrés-collés dans un film puis remisés dans le frigo. Puis, nous n'avons pu trouver de terrine à la bonne taille, ni de terrine tout court d'ailleurs. Finalement, j'ai pris un pot de confiture. J'ai fait cuire la bête au micro-onde. Pour 500 grammes, je pense qu'il faut 4 fois 30 secondes à 900w, espacés de 3 fois une minute de repos. Résultat : très bien pour moi et aussi pour les autres.
Ma femme a fait des verrines, des gougères, des darnes de saumons, des boules de fruits en salade.
J'ai fait des palmiers au persil et deux bûches de Noël à la crème au beurre. C'est long, mais il paraît que lorsque c'est long, c'est bon. Je demande à voir.
Aujourd'hui, pour la première fois, nous avons cuisiné des cailles farcies. Un peu long en préparation, mais facile en réalisation.
Bien sûr, nous avons rempli nos assiettes de salades vertes, parfois avec des bouts de saumon fumé ou de fromage de chèvre.
Demain, ce sera une côte de boeuf au four. Je crois que je mettrai des pommes de terre en dés.

On ne dirait pas, mais la nourriture n'est pas au centre de ma vie. Je préfère vraiment faire la cuisine à faire le ménage ou faire du bricolage.
D'autant que cette nourriture est partagée en famille, ce qui est d'une énorme importance pour nous.

Ce soir, ce fut soupe de vermicelles et morceaux de fromages.

Je sais bien que tout le monde ne mange pas à sa faim, même ici, tout près de chez nous. Parfois j'imagine d'inviter quelqu'un à manger. Parfois. Mais je ne passe jamais à l'acte, tant de choses m'en empêchent.

Assassin

Vous me connaissez (ah non ? patientez, ça ne va pas tarder !), je ne me retiens pas longtemps pour dire ce que je pense. Ce qui ne m'attire pas forcément la sympathie des autres, mais depuis le temps je commence à ne plus m'en soucier, je me suis fait une raison.
Pour le repas de Noël, M était assis à ma droite. Il a 17 ans, est plus grand que moi et ne sait pas encore tenir ses couverts.
A un moment donné, je prends conscience de la façon inappropriée avec laquelle il tient son couteau de la main gauche. En lui souriant et me penchant un peu vers lui, je lui dis : "tu tiens ton couteau comme un assassin". M est un garçon positif, il me sourit, et nous commençons à discuter du sujet. Je lui montre comment tenir un couteau convenablement et aussi combien son bras est alors mobile et à l'aise pour bouger. Il rigole, ne rechigne pas mais n'en pense pas moins.
Bon, je lui ai passé le message en douceur et bonne humeur. Je ne doute pas de l'inefficacité complète de l'opération, mais sait-on jamais...
En tout cas, cela nous a bien amusé.

Lorsque j'en ai parlé à ma femme, deux jours plus tard, elle me dit "tu n'a pas vu le regard d'H". H, c'est la mère de M. Ce jour-là, elle était enrhumé, ce qui lui arrive souvent je trouve. Bref.
H est de la génération qui a entendu les échos "il est interdit d'interdire" et l'a transformé en "laissons-les apprendre seuls". Du coup, elle n'a jamais dit à ses garçons comment se tenir à table. C'est pourtant élémentaire, même si ça ne fonctionne pas toujours si l'enfant est rétif (j'en sais quelque chose avec T²). Ses quatre gamins ont donc dû se démerder seuls, ce qui a donné des années de fourchette tenue à pleine main, des corps courbés sur les assiettes portant la tête à 5 centimètres de la nourriture. Ne pas montrer, ne pas proposer, laisser faire.
Cette façon de faire nous a bien donné l'occasion de quelques discussions sur l'éducation quand les enfants étaient plus jeunes. Mais chacun a fini par abandonner le sujet, pas lassitude.
Alors, que ma belle-sœur me jette un regard noir, que je n'ai pas vu, parce que j'osais critiquer sa progéniture, j'en suis tout contrit. Heuuu non, je m'en fous à vrai dire.

Mais qui étaient "les assassins" ? Mystère !

Au bord de l'eau

Après la réunion familiale de Noël, nous nous somme retrouvés à trois.
Je n'ai pas vu la neige du matin, je me suis levé après que le soleil l'ait faite fondre. Heureusement, ce soleil est resté toute la journée.
Nous avons pu nous promener au bord du lac de Miribel. Une foule de cygnes, de mouettes, de canards recouvrait l'eau.



Nous avons joué à lancer des galets dans l'eau, à faire des ricochets. Les cygnes et les mouettes n'étaient pas effarouchés et venaient toujours plus près pour récupérer un peu de nourriture. Les mouettes criaient parfois en volant.
S², qui ne voulait pas venir, s'est finalement bien diverti. Il lui arrive de temps en temps de ne pas vouloir venir avec nous. Mais nous insistons et intimons. Et comme toujours, il en profite bien.



Nous avons dû jeter une tonne de cailloux dans l'eau et j'ai essayé de fixer les ronds et les éclaboussures.
Le soleil faisait miroiter la surface de l'eau, le froid nous a renvoyé à la maison.

vendredi 26 décembre 2008

Natalis Dies

Voilà.
C'est passé.
Noël est derrière nous.

Ce cru a été une très bonne année pour moi ! Ça change donc un peu de certaines fois.
A quoi voit-on un bon cru ?
Le tout premier critère, c'est la paix intérieure. La paix, c'est ce qu'on ressent et ce qu'on exprime. Ce n'est pas l'absence d'agitation ou de nervosité, c'est une véritable présence qui ne s'efface pas au moindre souffle de contretemps, c'est comme une amie invitée pour les fêtes. Mais ça ne se commande pas, c'est plutôt de l'ordre du don. Je me suis juste mis dans l'idée de pouvoir l'accueillir et de ne pas laisser de place pour le vague-à-l'âme et le spleen.
Je me suis senti en paix dès le mercredi, avec R, dans mes bûches de Noël, dans les achats à finir, dans les paquets à faire, dans les derniers choix à faire pour le lendemain. Quelle bonne sensation.



La messe de Noël s'est passée dans une église archi-pleine, remplie de jeunes et de moins jeunes. J'ai particulièrement aimé les témoignages de vie de la première partie. Les chants déménageaient bien, les enfants étaient touchants. Une belle célébration faisant chaud au cœur pour fêter la naissance de Jésus.

Nous avons placé nos pantoufles au pied du sapin, puis les cadeaux sont venus les recouvrir. Le père Noël a dû passer dans la nuit...



Nous étions quatre pour ouvrir les paquets et nous lancer des "joyeux Noël !" ce 25 au matin.
Nous avons eu tout notre temps, puis les douches prises, nous avons mis en place la table et fini de tout préparer pour accueillir la famille qui venait passer le repas de Noël chez nous. Recevoir est toujours un plaisir et une source de travail.
Les invités furent à l'heure. Les premiers arrivés furent JE² et L, puis T² et A. J'en profitais pour faire une photo de mes enfants tous ensemble. Puis ce fut les grands-parents et les cousins.
Que de monde dans notre salle à manger ! Des cadeaux furent, à nouveau, distribués et échangés. Chacun faisait admirer le sien à son voisin.
Une fois le temps de l'apéritif passé, nous avons conquis la table. Ma femme avait mis sur pied un repas bien alléchant. En entrée, mâche et roquette en lit pour chèvre, jetés de jambon cru et foie gras maison sur toast. En résistance, darne de saumon sauce au beurre entourée de pâtes fraîches et de cardons fondants. Plateau de fromages ramenés par T, puis bûches au beurre ou au chocolat orangé, salade de fruits dans des boules ... de Noël. La clairette était parfaite !
Pour faire patienter, entre les plats, nous avons fait un quizz sur ... Noël. Une bonne rigolade où les trois équipes sont arrivées au même score. Ma belle-mère a bien cabossé son couvercle, conformément aux règles du quizz. Ma belle-sœur C avait envoyé un gros paquet, par la poste, qui contenait des objets-cadeaux à nous répartir. Ils ont circulé de main en main et ont parfois trouvé preneur.
L'après-midi était largement entamé quand on a servi le café, juste après les chocolats.



Une petite balade jusque chez JE² pour que les cousins découvrent son "chez lui" (les cousins sont quatre garçons plus grands que moi, souriants, agréables maintenant qu'ils sont ... grands).
Puis, les grands-parents ont repris le chemin du sud, M² est repartie en train, les cousins sont retournés dans les montagnes.
S² m'a aidé à laver les verres et j'ai essayé de lui donner quelques conseils techniques pour les essuyer.

Nous avons terminé ce jour de Noël à trois, nombre assez habituel ces temps-ci.
Que du plaisir !

lundi 22 décembre 2008

Petite semaine de vacances

Me voilà en vacances, pour toute cette semaine de Noël.
J'ai bien des idées sur l'emploi du temps de certains jours, mais pour le reste, rien n'est décidé.
Il me reste des achats à faire... ce qui ne m'enchante guère car je trouve très frustrant de chercher sans trouver.
Le 24, nous irons à la messe de Noël, non pas à minuit, mais à 19h30. Je sais bien que beaucoup d'entre "vous" n'irez pas, même en pensée. Mais pour moi, Noël c'est vraiment le moment pour fêter la naissance de Jésus.
Le 25, le repas de Noël se fait chez nous, ce qui veut dire qu'une bonne partie de la famille proche sera là. Il va falloir pousser les murs et trouver des chaises en plus. Et aussi faire le ménage, la cuisine, et se lever pas trop tard le matin de Noël.
Pour autant, il restera encore quelques jours pour se reposer, ne rien faire ou aller au cinéma. Peut-être vais-je m'acheter de nouveaux rollers... mais j'attends les soldes.

Bonnes vacances, pour ceux qui en ont !

dimanche 21 décembre 2008

Armée de pingouins

Les pingouins sont des créatures du Bon Dieu, comme nous tous (discours créationniste, je sais).
Ces quelques films, très courts, nous dévoilent un certain rapport aux hommes.









D'autres informations sont accessibles ici.

Les voleurs

Posté dans le rayon de cocottes minutes d'un hypermarché, je cherchais désespérément une terrine pour cuire le foie gras.
Passent alors à côté de moi un garçon d'une quinzaine d'années et une femme qui devait être sa mère. Le gamin tenait dans sa main gauche, à hauteur de ses yeux, une paire de chaussures de sport toute neuve. Le temps de voir la scène, un objet tombe sur le sol. La femme le pousse du bout du pied, en plusieurs fois, sous le rayon. J'ai le temps de voir que c'est un fil métallique accompagné d'un bout rouge, de ces systèmes qui sont parfois sur les paires de chaussures et que le caissière enlèvera. Ainsi donc, la femme dissimulait une trace du larcin commis avec le gamin.
Le plus dérangeant, ce n'est pas d'avoir assisté en direct à un vol fait avec autant d'aplomb, non. Le plus dérangeant, c'est le regard que la femme m'a lancé à chaque fois qu'elle poussait de son pied sa culpabilité sous la gondole. Ce regard était mauvais, méprisant, menaçant. Elle se retournait et me fixait sans ciller, faisant de moi un témoin à qui on impose le silence. Un culot de voleuse qui ne cachait pas ses actes mais les imposait.

Bien sûr, je n'ai rien dit. De toute manière, je n'aurais rien dit.