L'ascenseur est en panne
Du genre : je m'ouvre, bienvenue !!!
Je me ferme, choisissez une destination. Voyons, quel bouton dèjà ? Ha oui, le sous-sol ! Voilà, j'ai appuyé !
tu restes
Parcours des chemins de la vie, de l'amour. Homo, homme aussi.
est partie ce matin faire une 'petite boucle'.
Son mec n'a pas voulu l'accompagner (je crois qu'il a hélas des problèmes avec un de ses genoux), et sa mère, qui voulait bien courir un bout, n'y est pas allée car c'était trop tôt.
Je pensais faire moi aussi le même genre de boucle, un peu plus tard, lorsque la route serait sèche, en roller.
Mais bon, autant y aller maintenant, j'ai pris ma douche, je suis réveillé et assez en forme.
Sitôt dit, elle fille sans m'attendre. hummm.
Le temps d'enfiler les roues, je me retrouve dans la rue. Personne à droite, personne à gauche. Je pars à gauche, remonte la ruelle, passe le pont, me laisse glisser le long de la rivière.
Le soleil reste caché par quelques gros nuages, la chaussée est encore bien mouillée ce qui ne va pas aider l'adhérence.
Première montée, premier effort.
Je passe devant le temple et le bureau de poste.
Toujours personne en vue, ma fille non plus.
A cinquante mètres je distingue un chien qui me tourne le dos, puis qui regarde vers moi. Un peu plus près, il réalise que son territoire va être bientôt le mien, il se tourne complètement vers moi. Là, je me dis que j'ai intérêt à être courageux, c'est à dire à ne pas montrer une quelconque peur.
En fait, c'est lui qui a peur, il me jappe deux ou trois compliments quand je passe vers lui, il s'écarte la queue entre les pattes. Puisqu'il n'est pas rassuré, c'est moi qui le suis : je n'ai rien à craindre, sûrement pas le coup du chien qui vient vous bouffer les talons.
Le cimetière.
Tiens, je vois enfin ma fille devant. Un moment, l'idée m'a traversé qu'elle avait pris un autre chemin.
Le goudron est moche ici, tant pis, je continue. La montée devient plus dure, je dois forcer plus, choisir les endroits les moins mauvais et les plus secs.
La fesse gauche commence à chauffer, je n'aime pas particulièrement les montées.
Je la rejoinds enfin, elle s'est arrêtée un peu essouflée. Une famille, un peu plus haut sur la route, s'active sur le bas côté de la route. Ils ramassent ou cueillent des herbes. Ce sont les premiers humains que je vois dehors ce matin.
La route continue encore sur cinq kilomètres, mais nous décidons de faire demi-tour.
Pour moi c'est plus simple, je n'ai qu'à me laisser aller, mais elle doit repartir en courant : "tu m'attends au terrain de foot ? ". Ha j'avais oublié ce terrain de foot, il est en face du cimetière.
Devant le cimetière, je propose d'aller voir la tombe des arrières grands-parents. On entre, c'est la première tombe à gauche. Quel calme. Le chien vient voir ce que nous faisons, timide il reste dehors.
En sortant, nous le retrouvons, les oreilles baissées, soumis. Je le rassure de la voix, nous nous arrêtons pour le caresser, mais impressionné par mes protège-poignets, il va vers ma fille et se colle contre ses jambes. Moi : nada. Jusq'à ce que j'enlève un des protège-poignet, il peut enfin renifler ma main. Sa maison est celle qui est juste au bord de la rivière, il y retourne satisfait.
Nous repartons et rentrons dans le village. La rue descend, je prends de la vitesse : ça fait du bien ! Plus loin, je m'arrête pour faire une photo de ma fille en action.
Arrivé, je m'assoie sur les marches d'escalier, j'enlève les rollers qui sont plein de terre du cimetière, je vais devoir les laver.
Ma fille va prendre sa douche, je vais manger un morceau de chocolat, certains lisent, d'autres regardent la télé. Je vais chercher un éponge et un seau, retourne m'assoire sur les escaliers entre rue et maison.
J'aime cet endroit.
Demain matin, en route pour Valence voir mes beaux-parents.
Petite réunion de famille, chasse aux oeufs.
Il faut que je vide la carte de l'appareil photo pour faire un peu de place et, la remplir très vite.
Et comme on change d'heure, je vais aller me coucher, il est dèjà 1h30...
Je reste sans voix : 3 amis (à découvrir), 2 hots (j'en ai trouvé un), dont 4 personnes dans la journée. Sans voix, mais j'écris.
Je vous embrasse les mecs ! Merci, vraiment.
, elle s'est enfermée dans la salle de bain !
Elle a tourné le verrou, mais je n'ai pas besoin d'ouvrir la porte pour le savoir, je vois bien que ce verrou est là, à travers l'interstice illuminé.
Je sais bien aussi que quelque chose ne va pas, car juste avant, je l'ai regardé à table, elle avait les yeux un peu rouges. Puis elle a quitté la table, avant la fin du repas, sans un mot.
Personne n'a fait attention, les conversations se sont poursuivies.
Je n'avais pas vraiment envie de répondre aux questions, anodines, des autres, je l'avais suivie en pensée, en coeur.
J'ai quand même fini de manger, rien ne presse, il faut du temps à la douleur.
Juste avant de débarasser la table, je suis allé voir où elle était partie, me demandant ce que j'allais trouver. Porte close, j'ai trouvé porte close.
J'entends des pleurs, presque silencieux.
Je lui demande d'ouvrir. -Non-.
Je lui demande ce qui se passe. -C'est trop dur-.
Je n'aime pas du tout parler à cette porte fermée, je n'aime pas du tout cette impuissance.
Je retourne à la cuisine faire la vaisselle. Sa douleur commence à entrer en moi, je serre les mâchoires pour ne pas me laisser atteindre. Je frotte, comme pour effacer cet instant de salissure.
Je retourne devant la porte fermée, m'assoie sur le tabouret, écoute les pleurs.
-Tu ouvres ?-Non-Allez, ouvre...
Le cliquetis annonce la fin d'un état, mais cette porte n'est pas mienne, je dois attendre encore sa libération. La porte s'ouvre, je me lève et entre.
Je hais ces moments de tristesse et d'impuissance.
Je me retrouve devant ma faiblesse, ma vacuité.
Quels mots ? Quelle attitude ? Quel geste ?
De la savoir blessée me blesse aussi, de la voir s'isoler de tout et donc de moi aussi me blesse encore.
Je ne dois pas lui en vouloir, ce n'est pas moi qu'elle vise ainsi.
Plusieurs pensées se chahutent : suis-je en quelque manière à l'origine de ceci, ai-je oublié de faire ou dire quelque chose, quelle est mon implication ?
Je préfère les laisser à leur querelle.
Maintenant, écouter, parler pour écouter, comprendre, consoler.
Trouver des mots vrais, ceux qui vont prendre du moi en moi pour donner.
Choisir de ne pas vouloir expliquer pour ne pas excuser. Etre présent.
Publié par JaHoVil vers 12:17:00 Rubriques : introspection
liste d'amis...
Mais je n'ai pas d'amis !!!
En tout cas, je ne commence pas par des amis, il faut combien de temps pour qu'un ami arrive à maturité ?
J'aurais préféré "votre liste de reviens-y" ou peut-être "votre liste verte".
Bon, il a fallu que je me résigne, mais ça m'a fait tout bizarre de choisir "ami" la première fois, j'ai eu le sentiment d'être forcé.
Pour l'instant, j'ai retenu 7 personnes, enfin, 7 blogs, car je ne connais pas ces personnes. J'aime en lire le contenu, j'aime me laisser toucher par les mots, les images. J'aime la résonnance des idées et des émotions en moi.
Votre hotlist...
Grand mystère pour moi. Est-ce du genre lapin chaud : woua tu es beau, tu me plais, si on baisait ?
Faut-il passer par la liste d'amis avant de venir dans la hotlist ?
Hotlist : pas de e = pas français. C'est sûrement pour ça que je ne comprends pas le terme. Essayons : "liste des incontournables" ou "liste des accroche-coeurs" et aussi "liste rouge".
Comme je n'ai pas de mode d'emploi, il ne se trouve absolument personne dans cette liste !
Votre blacklist.
Vide aussi. Pourquoi pas "liste noire" ? Ou "A éviter" ou "liste des exclus".
Là, c'est encore vide ! Bien sûr, certains blogs ne me plaisent pas... Mais je ne vais quand même pas en faire la liste, ils n'ont pas tant d'importance que ça.
Faut-il y mettre ceux qui vont faire des commentaires désagréables, outranciers, méchants, humiliants ? Ce sera encore trop d'attention.
De toute façon, personne n'est parfait (sauf ma soeur, j'en ai pas).
Inversement, "Vous êtes actuellement sur la liste d'amis de 0 inscrits.".
Ha, il ne suffit pas de mettre des gens dans sa liste pour être dans la liste des autres.
Qu'est-ce que ça va me faire d'être dans une liste de quelqu'un ?
Amis : content, amusé.
Hot : intrigué, flatté.
Black : apeuré.
Je continue à me demander si j'écris pour moi, ou si j'écris pour être lu.
Les deux, en fait. Je vais faire des commentaires sur mes textes.
Classer, trier, ordonnancer... Quand ça s'applique aux gens, cela devient dangereux.
Enfin, je pense.
Accoudé sur le parapet, je profitais de ce chaud soleil de mars.
Le spectacle des gens qui passent est toujours un réel plaisir. J'aime imaginer leur vie, comprendre leurs attitudes, rêver parfois d'une rencontre.
Pourquoi pas celui-ci en pantalon cuir ? ou celui-là aux pecs dessinés sous le polo noir ?
Le soleil me rappelle à l'ordre et m'éblouit un bon coup : je ne vois plus rien pendant un petit moment.
C'est comme ça que je ne les ai pas vu arriver près de moi, mais plutôt sentis et entendus.
Le plus petit, brun, pas rasé, un peu musclé, a étalé des vêtements mouillés (enfin c'est ce que j'ai cru comprendre) sur le parapet, à ma gauche, pour les faire sécher. "Au point où on en est !".
Le plus grand, blés délavés, petites plaques rouges au bord du nez, torse creux dans un t-shirt bleu, a dû lui répondre quelque chose que je n'ai pas capté.
Il tenait un appareil photo dans la main droite, et se reculant de deux pas, il a pris son copain en photo. Puis s'est rapproché de lui, tout près pour lui dire quelque chose, et, délicatement, lui a caressé le torse du revers de la main gauche, dans un léger mouvement vertical.
D'un seul coup, j'ai eu l'impression d'être entre eux deux, d'être à la fois l'un et l'autre, comme associé à cette caresse.
Le brun ne semblait pas répondre à cette attention, regardant à droite et à gauche, comme si le paysage était plus attrayant.
Et, sans crier gare, les deux visages se sont rapprochés, de plus en plus, jusqu'à ce que les lèvres se rencontrent en un baiser des plus naturels.
Puis, tout a repris comme avant, mine de rien.
J'ai un moment hésité à leur proposer de les prendre en photo, mais sans parvenir à surmonter ma 'timidité'. Et, je crois que s'ils en avaient eu l'idée, ils me l'auraient demandé.
Ont-ils vu que j'avais vu ? Que je les regardais derrière mes lunettes ?
Puis l'un d'eux a sorti un paquet de clopes un peu cabossé, en a extirpé une, puis deux, et a allumé la sienne.
Je suis parti de là, me retournant plusieurs fois, leurs regards tournés vers moi.
Une dernière fois je me suis arrêté, les ai contemplés de loin, me demandant si je n'allais pas faire demi-tour pour aller leur parler. Ils me regardaient encore, enfin je crois, je ne sais pas vraiment.
Après un long soupir, je les ai laissés, partant seul, le coeur léger et lourd à la fois.
C'est aujourd'hui l'an nouveau !
Passage en hyperespace, contraction temporelle.
Aujourd'hui, un an de plus, un printemps de plus.
Je suis heureux de pouvoir compter les siècles qui défilent.
Joyeux non anniversaire à tous ceux qui ne sont pas nés aujourd'hui.
Gros bisous pour les autres (n'est-ce pas Stéphane ?)
Date: 21/03
Heure: 07:14
Bonne journée
Je t'aime
Fred ira tout seul à l'hosto demain matin. "Il faut que j'y sois à 7h00".
Bah, il en ressortira mardi matin. Je lui téléphonerai d'Allemagne.
Je l'aime bien Fred, il ne me ménage pas.
Il m'a contacté sur Bear un peu avant Noël, cela va faire trois mois.
Merci Fred.
Je viens de recevoir mon cadeau d'anniversaire !
Je le consomme à partir de demain, mais hélas tout seul.
C'est tellement mieux avec d'autres personnes pour rire et faire des bêtises.
Deux jours et deux nuits à Europapark, en tipi...
Je vais bien en profiter.
Espérons un temps clément.
Quatre heures de voyage par l'autoroute, et hop !
Et l'anniversaire proprement dit c'est bien passé.
Famille et pique-nique estival. Du soleil, de la chaleur.
Pas mal, que du bonheur !
Merci à tous !
du coureur de fond.
C'était génial avec Fred, il est si vrai.
Je n'ai pas voulu remonter chez lui après notre petite balade. Je lui ai annoncé ça en arrivant dans sa rue. J'étais pas fier, j'ai cru qu'il allait pleurer. Il m'a ensuite envoyé un texto que j'ai lu bien plus tard. Il était très en colère. Je l'ai rapelé. Je me suis excusé.
Quand je suis venu le chercher en début d'après-midi, je n'ai pu resister à l'embrasser, le coller contre moi, le caresser fortement. Je n'aurai pas dû. Je m'en veux.
Il m'a redit combien il se sent rabaissé quand je lui dit qu'il ne peut être celui que j'attends. Ce n'est pas lui.
Mais ça n'enlève rien à ce qu'il est. J'ai déjà expliqué que je ne lui repproche rien, il n'a pas de défaut qui ferait que je le rejete. Il ne doit pas se sentir rabaissé.
Je ne souhaite pas jouer avec lui, je veux qu'il soit libre pour rencontrer celui qu'il cherche, de même pour moi. Lui, par contre, ferait bien un bout de chemin avec moi.
- Je dois rentrer à la maison, Fred.
Je suis rentré directement chez moi, dans le flot de circulation de ce samedi si chaud.
- Tu rentres bien tôt, tu aurais pu profiter du soleil.
Solitude
Là, je suis vanné ! mais encore vivant.
Je reprends des forces en mangeant des madeleines. J'ai les doigts grippés.
Longues randos, foule pour la première (enfin, tout est relatif, nous étions dans les mille six cents), petit reste pour la deuxième (cent cinquante ?), tout seul pour y aller et en rentrer.
Si je fais mes comptes, 12+13+23 (tiens, c'est vous qui comptez !) en quatre heure. Je suis assez content ! Plein de bonnes sensations.
Une longue conversation avec Patrick a bien agrémenté la deuxième boucle.
Demain après-midi, je donne un 'cours' de roller à Fred. Il sait très bien que je ne suis pas pédagogue, et moi je me méfie de moi (ce qui ne veut pas dire que je ne me fais pas confiance). Là aussi je suis content !
J'espère qu'il ne tombera pas. Et moi non plus. Je crois que je vais lui donner la main.
Six madeleines engouffrées, les doigts ne veulent plus écrire, j'arrête.