lundi 4 février 2013

La vélodyssée dans les Landes

Depuis bien des années, j'avais envie de faire du roller sur mon lieu de vacances. Une seule piste verte, partant de Lit-et-Mixe et allant à Lévignac, m'avait donné entière satisfaction et quelques heures, souvent courtes, de patinage dans la forêt.
Cette année, enfin ! , la partie littorale s'est vue dotée d'une belle piste cyclable pour vélos et rollers.
Cette piste fait toute la façade atlantique et dépasse de très loin le département des Landes. Lit faisant souvent de la résistance, ce n'est qu'en juin 2012 que la dernière portion a été terminée.
Tout sur la Vélodyssée sur le site !

Pour ce que j'en ai fait, par tout petits bouts à chaque fois, m'a bien plu.
C'est une belle piste, toute neuve avec un goudron très lisse et parfait pour le roller. Les passages sous les pins sont couverts d'aiguilles qui ne gênent pas si la couche reste raisonnable. Mais c'est assez remarquable (voir la vidéo).
A chaque carrefour, les indications de directions et de distances sont claires, accompagnées d'une carte.
Le point fort de cette piste est qu'elle est entièrement dédiée aux vélos, les croisements de routes sont bien protégés.
Quelques points faibles cependant, dont il faut tenir compte si vous voulez randonner :
- pas de point d'eau
- pas d'abris
- pas de siège facile à atteindre en roller (il ne reste plus qu'à s’asseoir par terre !)
- parfois la piste rejoint la route comme à Contis plage (où je l'ai d'ailleurs perdue...)
- et comme très souvent, certains vélos vont beaucoup trop vite et occupent toute la place !!!

La piste n'est pas trop loin de l'océan mais pas sur la plage non plus. Pour y accéder, il faut remprunter des bouts de routes transverses ou de piste non goudronnée.

Enfin une voie verte qui donne toute satisfaction ! A ne pas manquer !

Les photos et vidéos sont là :

VélodysséeVélodysséeVélodysséeVélodysséeVélodysséeVélodyssée
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Galerie de JaHoVil sur Flickr.

dimanche 3 février 2013

Trop proche

Mariage pour tous : 1+1
Mariage pour tous : 1+1
J'ai voulu savoir ce que ma mère pensait de ce sujet d'actualité qu'est le mariage pour tous, mais je ne savais vraiment pas si je devais l'aborder de front, ni même si je devais lui poser la question. Alors j'ai attaqué par le biais de Taubira et de la loi en cours au parlement. Cela a immédiatement inspiré mon beau-père qui nous a parlé de cette rumeur du drapeau français brûlé. "Et maintenant elle est ministre". Ma mère a eu des visions plus concrètes de deux mecs ou deux femmes s'embrassant à la sortie de la mairie suite à un mariage "gay", mais avec un petit air dégoûté. Alors j'ai demandé à ma mère si elle irait à un tel mariage. Elle a dit qu'il faudrait que ce soit de personnes très proches, mais qu'elle n'en connaissait pas.
Sur quoi, son mari nous a avoué que son petit-fils était avec un mec et que c'est sûrement pour ça qu'il ne l'avait pas vu depuis très longtemps, elle a rajouté que cela avait bien fait pleurer sa mère.
Bon, en fait elle en connait, mais ne veut pas le reconnaître.

Ca peut faire peur

Le matin au réveil tout est en désordre.
Il faut que j'aille m'habiller, acheter des fleurs pour moman.
Ne le répétez pas, siouplait.

samedi 2 février 2013

Ou pas

Il y a pas mal d'années, je faisais les courses une fois par semaine le soir, nous n'avions qu'une seule voiture. Grâce à la deuxième voiture, ma femme a pu avoir cette autonomie qui lui a permis d'avoir l'exclusivité de cette tâche domestique bien ingrate. Que je ne lui envie pas et lui laisse très volontiers !
L'inconvénient, pas des moindres, est que je ne choisis pas ce que je mange. Je subis, notamment tout ce qui est gâteaux et brioches dont je raffole par vagues compulsives. Dès qu'il y en a, je dois les dévorer... Ce qui me vaut, bien sûr, des remontrances et des griefs : "ne mange pas tout d'un coup", "tu aurais pu en laisser",  "tu as tout mangé !" et le plus hallucinant de tous "tu aurais dû tout finir et ne pas en laisser un". Mais il suffit que je n'y touche pas pour que je m'en prenne une autre : "j'achète et tu n'en prends pas !". Tout ça, c'est comme la météo : c'est changeant et de plus en plus prévisible.
Ce sont aussi les mêmes remarques lorsqu'elle fait des gâteaux. La dernière fois, lorsque j'ai vu ceux qu'elle était en train de cuisiner, j'ai dit un : "oh tu fais des petites crottes ! " auquel elle a répondu : "eh bien tu n'en mangeras pas" dont je n'ai pas compris le rapport mais auquel j'ai obéis en n'y touchant pas (sauf un dont elle m'a imposé l'ingestion et que j'ai trouvé très bon).
Mercredi, elle sort une boîte de chocolats qu'elle me dit offerte par ses parents et m'en donne un. Mmmmm. Mais lorsque deux jours plus tard j'en prends un elle me dit de plutôt prendre une tablette de chocolat. Dans deux semaines, lorsqu'elle verra qu'il en reste, elle demandera pourquoi on n'y a pas touché...
Pas toujours simple, et là ce n'est qu'un point de détail.

vendredi 1 février 2013

Caramel

Je n'étais pas venu ici depuis un moment. L'interface a subit quelques changements pour la plupart bénéfiques.
Mais je ne retrouve pas comment gérer moi-même la mise en page directement en html ni comment refaire apparaître la barre de connexion sur le blog. Tant pis.

Depuis début janvier, l'ascenseur était en réfection pour le mettre aux normes. Outre le fait que cela m'a coûté un bras, il ne fonctionnait donc plus et nous avons monté nos six étages à pied. Tous les jours.
Ce soir, bonne surprise, il marche. Pas de retard de livraison et des parties toutes neuves toutes belles. Tous les boutons intérieurs et extérieurs ont été changés. Il parle ! Ça je n'aime pas, c'est une pollution dont je me passerais volontiers. Il affiche où il se trouve et même s'il est en maintenance coincé à un étage. On va pouvoir suivre les voisins à la trace. Son sol est tout lisse, fini les carreaux cassés et bombés. Donc, pour l'instant, c'est plutôt positif et on va pouvoir se refaire de la graisse facilement.

Cette période dans les escaliers a permis quelques rencontres de voisinage, dont avant-hier une jeune et jolie femme du troisième, mais aussi des non-rencontres. Une des plus remarquables est celle de mon fils qui loge un étage plus haut et qu'on ne voit que lorsqu'il a besoin de quelque chose - autant dire pas souvent. U  matin, j'étais en train de descendre par l'escalier et j'entendais un éléphant les dévaler joyeusement. Lorsque le bruit a été suffisamment proche pour donner un visuel, les pas se sont soudain arrêtés et je n'ai pas vu l'éléphant qui aurait dû me dépasser. Pour cause, c'était ce grand nigaud qu'est mon dernier qui, m'ayant aperçu et ne voulant pas me voir, avait stoppé net sa descente. Je l'ai bien sûr vu sur le trottoir quelques minutes plus tard, il n'allait pas rester toute la journée entre deux étages.
Je dois avoir un problème avec lui, je crois, à moins que ce ne soit l'inverse. Mais quel couillon ce garçon, j'en reparlerai.

Ce soir, ce sera crêpes avec deux jeunes frères qui viennent passer la nuit à la maison. Leur maman va voir sa maman qui a quelques ennuis de santé.

Demain, il faut que je case une activité masculine pour sortir le trop plein d'énergie que je ressens... Après-demain, dimanche, ma mère nous a invité à manger. On ne s'est pas vu depuis Noël. Je sais que JE y va demain avec sa femme et sa puce. Elle est en veine de relation, c'est bien !

jeudi 31 janvier 2013

Belle-maman est malade

La nouvelle, mauvaise, est tombée en novembre : belle-maman a un cancer qui a métastasé dans ses os. Depuis le printemps elle se plaignait de douleurs à la hanche sans pouvoir les atténuer.
Peu à peu, elle n'a pu marcher péniblement qu'avec des béquilles, puis rouler dans un fauteuil. Un lit médicalisé a pris la place des lits d'enfants de la chambre du fond. Une de ses filles et venue chez elle pour l'aider et lui tenir compagnie, l'autre de ses filles vient tous les mercredis.
Belle-maman est consciente que la fin est proche et dit qu'il vaut mieux partir avec sa tête que sans. Elle trie, range, donne, fait de l'ordre dans tout ce qu'elle a accumulé au fil des décennies et supporte la douleur grâce à des médicaments.
Son mari, toujours là, se prépare à un départ qui se rapproche.
Les petits-enfants vont la voir dès qu'ils peuvent.

Dans peu de mois elle sera partie. En attendant, mais est-ce qu'elle attend ?, elle est bien là, vive de voix et de pensée.

mardi 29 janvier 2013

Se marier ou pas

De toute évidence, associer "mariage" et "pour tous" pose un problème fondamental de vocabulaire et de sens linguistique. Oui, parce que dans mariage, on entend très bien "mari" qui veut dire tout simplement homme.
Bon.
Pourquoi ne prendrait-on pas plutôt la notion d'union, de plus civile, ce qui réglerait le débat.
Je suis donc tout à fait pour l'union civile pour tous, une extension du pacs. Comme d'autres le pensent, laissons le mariage pour la religion, dont il serait temps de se déparer pour de bon.

Quant aux petits mots de "père" et de "mère", si chers au cœur de tous, il ne faut pas les remplacer par "parent", parce que ce parent est sans sexe et sans saveur. Il faut garder père et mère, quitte à le multiplier par deux et y rajouter un prénom. Et y rajouter si la mère est biologique ou adoptive, tout comme le père.

Côté PMA, il faut remettre ça à plus tard, ça n'a rien d'urgent.


lundi 28 janvier 2013

Rencard de midi

J'ai apprécié être demandé pour faire des photos. Un gars bien sympa avait besoin de quelques photos pour son porte-folio. Comme il ne travaille pas le lundi et qu'il est proche de mon travail, j'ai pu aller chez lui le mitrailler.
Je crois que le modèle et le photographe ont été inspirés mutuellement.
Je lui ai laissé toutes les photos avant de repartir.

Avis à tous : je fais des photos gratuitement en amateur, pour la plaisir.

dimanche 27 janvier 2013

Parce que c'est dimanche

Donuts nappés blancs (de JE)
Je n'ai pas très envie de sortir, mais il va bien falloir le faire. On va cette après-midi chez JE pour goûter...
Je serais bien resté à ne rien faire, que du net, des jeux, du rien de rien. Ou la sieste.
En fait ça m'arrive souvent de ne rien faire de productif.
Je me dis qu'il faut me forcer un peu pour ne pas rester seul dans mon coin - coin que j'aime bien. Je suis un ours solitaire. Et je ne me soigne pas.

J'ai repris la chorale mercredi dernier. Mon retour n'est pas passé inaperçu et j'ai été touché des marques d'attention et d'affection de plusieurs personnes. Ça me réconforte et me donne du punch pour supporter ce qui me gonfle dans les répétitions. Je sais, je râle encore...

En attendant, j'essaie de faire passer un rhume à coup de propolis et homéopathie. Ça a l'air de fonctionner. Je n'aime pas le froid, pas du tout.

Bon dimanche à tous.

samedi 26 janvier 2013

Mariage pour tous et toutes

Cette après-midi, j'ai traîné mes grolles dans le centre ville de Lyon pour dire, moi aussi, le mariage pour tous.

Beaucoup de monde de différents bords, il manquait bien sûr les chrétiens.

Glagla. J'ai croisé et bisé quelques connaissances, vu d'autres de loin. Sympa, sauf quelques slogans méchants.
Mon préféré : grouillez-vous, j'ai déjà acheté la robe.

Le photos par là : Mariage pour tous Lyon 2013, un album sur Flickr.

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jeudi 19 juillet 2012

Anthony est né !

Un mercredi 18 juillet 2012.
Tout le monde va bien :)





Pépé est ravi !

dimanche 1 juillet 2012

Lettres à Philippe ~ 2

Cher Philippe,

Et oui, ton sourire est lumineux. Mais maintenant que je te connais, je sais que tu es très méfiant. Alors ton sourire, ce jour-là, ne disait rien d'autre que le mien, le contentement de rencontrer quelqu'un. Je ne sais pas si j'ai vu de suite que tes yeux sont verts, mais j'ai pris en pleine poire ton odeur de clope rancie que les grands fumeurs portent avec eux. J'avoue que je n'ai pas apprécié, pas du tout, qu'une telle puanteur m'agresse les narines. J'ai eu des visions de cloaque immonde... qui m'ont accompagnées pendant les trois jours qui ont suivi car l'odeur s'accrochait dans la voiture.
Sur le moment, je n'ai rien dit, j'ai pris sur moi et j'ai évité de l'ouvrir.
Ta voix m' a plu tout comme au téléphone et j'entendais en même temps ce son un peu rocailleux des cordes vocales goudronnées. Heureusement, tu es un homme poli, tu n'a pas fumé dans la voiture. D'ailleurs, tu es un homme très bien.

Nous avons traversé Villeurbanne et Lyon pour se retrouver chez toi. Aucun problème de stationnement dans ton quartier animé, une chance pour moi. Et puis je me suis retrouvé devant cet immeuble que j'avais vu tant de fois et qu'on m'avait présenté comme un repère de pédés. Encore des jaloux. En tout cas, ça t'a amusé et nous avons pris l’ascenseur pour grimper les ... deux étages. Aucun nom ne figure sur ta porte palière, ce qui ne m'a pas facilité les choses pour sonner à ton interphone la fois suivante.

Ton appartement était conforme à l'idée que je m'en étais faite. Un terrier de célibataire, fumeur. Odeur difficile à supporter pour moi, et là encore, je me suis dit que ce serait juste pour un moment.
Mais tu étais là, et c'est bien toi que je venais voir. Alors, après les quelques brèves caresses que nos mains avaient échangées dans la voiture, nos corps n'ont pas attendus plus longtemps pour faire connaissance.
D'abord, tu est plus petit que moi, ou dit autrement, je suis plus grand que toi. En soi, ce n'est pas problème, mais je préfère l'égalité des tailles.
Je crois bien que je t'ai plaqué contre la porte d'entrée pour t' (lire la suite sur l'autre page)...

... Nous avons repris à boire dans ta cuisine que je trouvais mal rangée. L'évier blanc était couvert de marc de café, accompagnés de verres, d'assiettes, de couverts. Là, malgré mes protestations, tu as allumé une clope. Nous en avons discuté et tu m'as appris que tu allais arrêter de fumer dans pas longtemps. Quelle bonne nouvelle ! Je t'ai dit que tu pouvais compter sur mon aide, mais la suite a montré que tu n'en avais pas besoin. Entre nous, les sujets de conversation ne manquaient pas et nous avons commencé à parler de nos vies. C'est vrai, en fin de compte, qu'est-ce nous recherchons et qu'avons-nous accompli dans nos vies ? Tu as eu des moments heureux et d'autres difficiles, des gains et aussi des pertes et j'en suis encore désolé pour toi, sincèrement.

Ce ne fut pas un petit moment passé ensemble, mais bien quatre heures. Nous avons eu du mal à nous quitter, mais c'était dimanche soir et je devais rentrer. Tu m'as semblé accroché et tes sms me l'ont confirmé.