mercredi 11 février 2009

Êtes-vous au jus ?

Je reste toujours étonné par la production séminale de certains, surtout quand il s'agit de fontaines, et chaque fois, je me demande si un trucage ne se dissimule pas dans la confection de la vidéo.

Innocemment, je me baladais sur un wiki très officiel qui propose des vidéos et autres animations lorsque je suis arrivé sur ceci, dont le propos n'est pas moins que d'éduquer. Éduqué, je le suis donc un peu plus.
D'autres animations, plus prosaïques, y sont disponibles.

mardi 10 février 2009

Couleur

Dans le texte précédent se cache une couleur.
Qui peut dire laquelle et par quel mot ?

lundi 9 février 2009

L'ombre de l'eau

Il ne s'en était pas aperçu les premiers jours. C'était advenu très insidieusement, sans coup de tonnerre, sans placard publicitaire. En fait, il ne savait pas quand réellement c'était arrivé, ni pourquoi.
Là, maintenant, il ne pouvait qu'amèrement le constater, sans remède à apporter : cela n'était plus.
D'ailleurs, il n'était plus sûr de ce qu'il devait regretter, ni même s'il devait le regretter.
Peut-être cette trace, plus ténue que l'ombre de l'eau, était la marque de ce qui était perdu.
Comment le savoir ? L'interrogation se transformait en indifférence, en quiétude placide et glauque.
Demain, ou un autre jour, il aurait aussi oublié l'existence de cette dernière ombre, il aurait oublié jusqu'à sa propre existence. Il ne serait plus.

Ouvrir un explorateur

Ouvrir un explorateur Windows.
Voilà une chose qui me paraît assez simple, et voici comment je m'y prends :

si vous avez Windows, si vous avez un clavier pour Windows, vous avez donc une ou deux touches Windows (le drapeau de ... Windows, noté W dans la suite).
Avec cette touche, on peut faire plusieurs opérations parfois pratiques en la combinant avec une ou deux touches, comme ouvrir un explorateur ... Windows.

Allez, essayer : W + e --> un explorateur s'ouvre !

A noter : W + e n'est pas une addition mais indique qu'il faut appuyer sur les deux touches en même temps.

dimanche 8 février 2009

Rhube

Avec une semaine où les nuits ont été courtes et mauvaises, j'ai choppé le rhume que bien d'autres avaient déjà fait circuler dans les couloirs du boulot. Vendredi matin, c'était le début des grandes eaux que j'ai voulu maîtriser avec du rhinofébral. Effectivement, le flot a été tari, mon tarin épargné, mais pas le reste. Ça m'a foutu à plat, du coup je suis rentré à la maison en milieu d'après-midi. Et je me suis mis au lit, tout seul. Le samedi, j'ai traîné en pyjama, complètement crevé. Je n'aime pas ça. Aujourd'hui, c'est un peu mieux, j'ai pu dormir, je tiens plus longtemps debout.
Ce matin, la neige tombait un peu, la température aussi. Des touches de blanc parsèment l'horizon. Le soleil perce timidement la grisaille.
Je devrais aller mieux demain.

jeudi 5 février 2009

Harponnage

Avant-dernier jour pour pouvoir voter pour le CE et les DP de la boîte.
Le vote est électronique, centralisé. Chaque employé a reçu chez lui la profession de foi des syndicats et les identifiants de vote.
Je ne voulais pas voter au premier tour, pour qu'il y ait un deuxième tour où des non-syndiqués puissent se présenter pour les délégués du personnel, au moins.
Mais ce matin, mail d'un collègue de travail me demandant de voter.
Puis, dans l'après-midi, coup de fil d'un autre pour me dire de voter.
Mais comment savent-ils que je n'ai pas voté ? C'est simple : ils peuvent consulter les listes d'émargement en temps réel, et savent donc qui a voté et qui n'a pas voté.
D'où la pression ciblée sur tous ceux qui n'ont pas encore validé leur vote. Malin. Et pas très honnête. De la démocratie ?
Tout ça pour que chaque syndicat arrive le plus haut possible dans les scores de représentativité et qu'ils en reçoivent donc les finances correspondantes.
Alors, pression directe sur les salariés. C'est pas jojo.
Le plus marrant, c'est le type qui se présente comme DP pour se protéger d'un éventuel licenciement, mais qui n'a pu trouver qu'une lointaine place de remplaçant qu'il a peu de chance d'avoir. Ce qui est marrant, c'est que je l'ai barré dans la liste pour laquelle j'ai voté (il n'y en avait qu'une). Parce que ce type ne s'est jamais préoccupé des autres et c'est justement celui qui ne vient me dire bonjour que s'il a besoin de moi. J'adore les hypocrites, surtout pour en faire des paillassons.

Bref. J'ai voté, sous la pression. Mort aux syndicats !

On dirait le printemps

Décidément, c'est le printemps !
Enfin, juste dans ma rue.
Car après le changement des panneaux stop, insidieusement et sans trompette, un panneau de limitation à 30 km/h s'est accroché, très haut, au début de ma rue.
Bon, je veux bien croire qu'il faut baisser la vitesse ici, mais pas comme ça !
La rue est à sens unique, à deux voies, longue, barrée par un seul passage piéton dans le premier quart. Qui va y rouler à 30 ?
On peut le constater, personne n'a vue ce panneau 30, personne. A quoi ça sert ?
Les bus eux-mêmes ne roulent pas à 30 ici.


Un panneau 30, quelques part à Villeurbanne - Merci à Bilou [LoveU] pour la photo

Quel est le ploutocrate qui a décidé dans son bureau miteux de poser cette limitation ?
Est-ce une décision du maire ? Du conseil municipal ?

Ah ! Les beaux jours des pv sont proches ! Alors j'espère que les bus seront aussi verbalisés, n'est-ce pas ?

Taxi !

Ma voiture est restée immobilisée plus de deux semaines, ne voulant pas démarrer.
J'ai essayé de recharger la batterie, de la faire démarrer avec la voiture de JE² (merci fiston :)), mais rien à faire, juste un bruit glauque ou un grésillement maladif.
Alors, las, j'ai attendu que le temps passe. Et il est passé ! Ma femme a craqué, elle a contacté un garagiste qui est venue récupérer la voiture. Et miracle, après quelques manipulations, elle a daigner repartir !
Je suis donc allé la chercher au garage, ce que R n'a pas compris tout de suite quand je lui ai dit que j'avais rendez-vous avec un homme en fin de journée.
Bien sûr, j'ai pris les transports en commun. Quelle galère que cette ligne 38 qui serpente sans vraiment avancer !
Le monsieur était devant la porte de son garage. Il m'a de suite repéré comme étant l'homme qui venait chercher sa voiture. Nous avons un peu discuté du problème et de sa solution. En fait, il n'a fait que changer la batterie. Gasp ! Si j'avais su, j'aurais pu le faire tout seul ! Mais je n'ai pas été convaincu par le personnage. Trop vague, négligé. Par contre, j'ai payé. Et je suis rentré chez moi... en voiture. Un luxe !

En attendant, je continue à faire du métro pour laisser le genou droit se reposer.
A partir de demain, je reprends la voiture pour une longue semaine car je pourrai la garer au boulot. Ensuite ce sera une semaine de vacances, enfin !

Le premier concert

Ce premier concert de la toute jeune chorale a eu lieu hier soir. Et, sans conteste, ce fut une réussite. C'est en tout cas l'avis de ma femme qui trouve que nous avons appris beaucoup de chants en quatre mois à peine. Elle a apprécié.

Nous avons revêtu des couleurs chaudes pour les hauts, chemises, chemises, pull, surtout des oranges et des rouges. Nous avons pu répéter encore une fois l'entrée et tous les chants dans notre salle habituelle. Puis ce fut l'attente pour entrer en scène. Nous n'étions pas seuls dans cette soirée à but caritatif, puisque d'autres groupes foulaient les planches en dansant, déclamant, gestuant.
La tension était palpable pour certains, là, juste avant. Je ressentais une certaine excitation, sans pour autant avoir le trac et je prenais avec plaisir les compliments sur ma chemise rouge au col "mao". Nous sommes entrés dans le théâtre par le fond, en deux colonnes, tout en chant "la petite fugue". Après une station, nous avons investi la scène, sous les projecteurs. La salle était bien remplie et, le temps étant compté, avait reçu la consigne de ne pas applaudir et de ne pas demander de bis. "Eléonore" s'est effacée devant "in this heart" prolongé par le chant d'amour "vidala riojana" s'effaçant devant Brams. Les chants se sont enchaînés, sans un seul applaudissement, sauf en plein "unissasi laulelet" qui a surpris tout le monde, et en toute fin où nous avons salué. "Emmenez-moi" a clos le spectacle, repris en choeur par le public pendant que nous sortions.

Techniquement, nous avons été plutôt bons, mais il reste encore du travail, notamment pour bien suivre la cheffe et se mettre à l'unisson du rythme. Le prochain concert, nous n'aurons plus de partition, ce qui est primordial pour être pleinement dans le coup. Deux ou trois fois, je me suis retrouvé à faire du playback, je perdais le fil à mon grand dam. Ce qui n'est pas passé inaperçu pour ma femme, ni que j'étais le seul à tenir ma partition d'un seule main, laissant un bras le long du corps. Comme si je devais faire comme les autres ! En fait, je dois être le seul à avoir un lutrin cartonné qui tient tout seul dans une main.
J'ai bien sûr pris plein de plaisir à chanter avec les autres, et j'espère bien que le son est allé jusqu'au fond de la salle.

De retour dans notre salle, nous nous sommes congratulés. Chacun a pu laisser un petit mot pour une personne qui avait écrit à la cheffe pour signaler qu'elle ne pouvait venir ce soir. Je dois dire que cet épisode m'a un peu chagriné et j'espère qu'elle pourra revenir. La cheffe était contente de nous, nous étions contents de la cheffe. Même le batteur nous félicitait, disant que cette fois il nous avait entendu. Oui, nous avons donné de la voix, plein d'entrain et de coeur.

Le premier concert a eu lieu, vivement le prochain !

Nb : il pleut, mais c'était prévu depuis plus d'une semaine, et nos chants n'y ont rien changé.

mercredi 4 février 2009

En bus

Ils sont deux, on voit de suite qu'ils sont ensemble.
Elle s'assoit près de la vitre embuée, lui à côté d'elle.
Ils ne se regardent pas.
Elle a le visage rond de ces femmes de l'est de l'Europe, doublement couvert par un foulard de couleurs vives et une capuche. Elle essaie de se persuader mollement que le paysage a un quelconque intérêt, son regard vert glisse sur les gens.
Très vite, lui se relève, sans un mot, et vient se poster à la porte automatique. Il a le visage carré et basané des gens de la steppe. Visage impassible, impénétrable.
Au premier arrêt, il ouvre la porte, se penche à l'extérieur en se tenant d'une main à une barre et regarde vers l'avant du double bus. Il observe, à l'affût, son regard vert fouillant l'horizon du trottoir. Il tient de la proie et du prédateur. Certainement guette-t-il un contrôleur, sereinement.

Puis, le bus se remplit peu à peu, quelqu'un s'assoit à côté de la fille, le garçon disparaît derrière d'autres passagers. Peut-être sont-ils descendus, peut-être ont-ils disparu.
Deux jeunes, beaux, étrangers dans les rues de la ville, immigrés, déracinés, en perpétuel transit, devant traverser comme des voyageurs sans bagages.

lundi 2 février 2009

Plaisir des yeux

En ces temps plutôt gris, j'étais heureux de pouvoir montrer à R un peu de soleil ibérique.
De suite, il s'est exclamé et a eu le plus grand mal pour récupérer le filet de salive qui coulait de sa bouche.
Puis, il a voulu le mettre dans son lit, mais il a dû se contenter de bien moins et bien peu.

Et voici le soleil ibérique de profil, puis de dos. N'abusez pas, s'il vous plaît.

Vélo'v va mieux

Eh bien oui, les stations Vélo'v ont l'air de se porter bien mieux en ce début d'année 2009.
Les vélos sont présents, presque toujours utilisables malgré du vandalisme évident et récurrent.
Même ma station a des vélos tous les matin, c'est dire !

Ces derniers jours, j'ai même discuté avec d'autres usagers. Comme par exemple ce jeune home aux cheveux raides et à l'accent indéfinissable que j'aurais bien pris pour un chinois.
Ou cet anglais, d'un certain âge, qui voulait que je prononce les quelques mots écrits sur la bornette. Bien sûr, il répétait, ce qui ne donnait pas un très bon résultat pour "verrouillé", mais cela nous a donné l'occasion d'un échange sympathique.

Il ne reste plus que le printemps à souhaiter et tout sera pour le mieux !

Une pensée, tout de même, pour les jeunes hommes en charges des vélos. Courage, les gars !

dimanche 1 février 2009

Journée de colère

Jeudi, 29 janvier 2009, a eu lieu une journée de manifestations à travers toute la France.
Je suis allé voir le défilé de Lyon, pendant ma pause déjeuner.
Mon premier contact avec le fleuve a été au début de la rue de l'Abondance. J'ai pris la mesure de l'ampleur de la manif en remontant le cours Albert Thomas. Il y a avait vraiment beaucoup de monde.
J'ai pensé avoir une meilleure vue vers le pont de la Guillotière, mais en fin de compte, comme il est bombé, ce n'était pas mieux.
Je suis arrivé, en passant par les trottoirs, à la Place Bellecour en même temps que le début de la manif. Un rapide tour d'horizon, et je me suis hissé sur un des rebords du métro, juste en face de la rue par laquelle arrivait le flot calme des manifestants.

Et puis, j'ai pris des photos, dont certaines sont déjà mises sur Flickr.

Autant les gens étaient calmes, voire souriants, autant les slogans écrits ou criés exprimaient la colère.
Beaucoup de pans actifs de notre pays étaient représentés, tant dans le privé que dans le public, du lycéen au retraité.
Le mot "colère" revenait souvent, accompagné de phrases incisives dénonçant différentes situations injustes et destructrices.

Peu à peu, la place Bellecour s'est remplie. Toute cette foule m'impressionne toujours. Deux ou trois fois, l'air a été saturé de cris et de sifflets, me coupant la respiration. Le soleil peinait à réchauffer l'air glacial, je sentais le vent froid me mordre à travers le pantalon.

Je n'étais pas seul haut-perché. Une femme, des femmes, des hommes avec banderoles sont venus à côté de moi. Je suis resté silencieux, alors que tout portait à la conversation et à la rencontre. J'observais, je cherchais à comprendre qui étaient tous ces gens et quelles motivations les faisaient venir ici.
En tout cas, un beau mélange de genres, de drapeaux, de chants, de visages.

Je suis resté une heure et demi sans voir la fin du cortège. Je suis donc reparti, reprenant le pont pour Gambetta. Les derniers groupes passés, les crs fermaient la marche, enfermés dans leurs véhicules blancs. Les rues restaient sans voitures, le cours étaient désert hormis quelques piétons qui repartaient.

Et aussi, ces quelques visages ou attitudes qui me rappellent que l'humain doit rester premier.











Nb1 : si vous vous reconnaissez, dites-le moi.
Nb2 : si vous ne voulez pas apparaître sur une photo, dites-le moi aussi, je l'enlèverai.