Je ne sais pas si nous nous sommes croisés dans les coins sombres, en tout cas je ne l'ai pas vu dans les couloirs bondés.
Un téléphone s'est mis à sonner. C'est lui qui a répondu. A la personne qui l'appelait, il expliquait ce qu'il avait fait dans l'après-midi, une histoire de personnes chez qui il était allé et des fuites. Bin voyons ! Il avait passé l'après-midi dans un endroit sombre et rempli de mecs en rut. J'en souriais presque si je ne le connaissais pas. Les mensonges sont monnaies courantes dans ce cas, cacher ce qu'on fait et ce qu'on est est un sport répandu.
J'ai eu honte pour lui, comme j'avais honte quand, dans le temps, je mentais.
"Je suis là dans un quart d'heure." dit-il à sa femme, alors que la musique faisait un petit fond sonore.
Il était parti.
J'imagine déjà notre prochain regard, lorsqu'il réalisera que je sais, qu'il sait, que nous savons. Ce qu'il ne sait pas, ce que je ne sais pas. De toute façon, ce sera le silence, comme une négation ou une ignorance.
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