Un grand bol d'air, par petites goulées.
Tout souriant, les yeux pétillants, il poursuit sa course sur le mode verbal et pour ne pas l'arrêter en si bon chemin, je l'invite à manger au Verdi. Nous passons un repas bien sympathique à échanger des nouvelles et à mater le fessier bien rebondit du serveur. Incorrigibles, ces deux-là !
Puis retour au parc et petite balade digestive.
Nous sommes passés voir l'ordinateur qui semble donner des signes post-agression microsoftienne. Je lance un nettoyage des caches puis une défrag qui va durer des plombes (toute la sieste de R). Au grand dam de R, je ne vais pas m'allonger dans son lit, je retourne au taf.
Mercredi, je vais bronzer ma couenne à Miribel. J'y retrouve R qui a couru avec un autre R (R2) dont il m'avait parlé . Il a aussi donné rendez-vous à S que je connais déjà.
Lorsque j'arrive au point où je pense le trouver, je ne le vois pas. Seul R2 est là, mais ne le connaissant pas, je m'installe un peu plus loin. En fait, R est allé chercher S au parking. Ils ne tardent pas à revenir tous les deux. Je finis par me rapprocher du groupe et nous attaquons les discussions et le pic-nique. Un tour dans l'eau me rafraîchit le corps. R2 semble assez silencieux, comme en retrait, alors que S est d'un grand flegme. Quant à R, il tient le crachoir, cela va sans dire.
Une fois les victuailles terminées, il m'offre un café à une buvette du parc. Le soleil, à travers le feuillage dense, baigne tendrement son visage, donnant à ses yeux un reflet
Vendredi, je retourne à Miribel et je sais que R y est, se reposant après sa course autour du lac avec R2. Ils sont bien là, R nu sur sa serviette rose (non, ce n'est pas un cliché) et R2 en shorty noir. Cette fois, R2 est plus bavard, ce qui semble plus dans ses habitudes. Les cygnes se font plus discrets que la dernière fois (je n'aime pas ces bêtes irascibles). R2 nous quitte au bout d'un quart d'heure, puis R me partage son repas, comme toutes les fois. Une tomate, un oeuf, une orange. Que demande le peuple ? L'eau semble plus fraîche puisque nous ne nous y jetons pas comme des assoiffés. Le soleil tape dur et je laisse R continuer sa cramoison tout seul, car je repars au boulot.
Y a pas à dire (mais si, disons-le), j'ai passé de bons moments avec R et je n'arrive pas à trouver de réponse à cette question : mais pourquoi moi ? En attendant, je me dis que j'ai de la chance de l'avoir un jour rencontré tout mouillé de chaud au parc.
Gros bisous, cher R.
Une sem NRJ, quoi!
RépondreSupprimerMerci, M'sieur!
(Oui, là, j'ai chaud!)