lundi 7 septembre 2009

Merci Monsieur !

Voilà un garçon bien poli et bien ... joli. Ce grand mec noir est beau, avec un regard franc dans un visage rectangulaire aux traits réguliers.
Mais de l'entendre dire "monsieur" me rappelle que le temps passe et que je ne suis plus si jeune que ça.
Je n'apprécie pas de vieillir, enfin pas pour la partie physique qui change sans mon assentiment. Rides et cernes se sont installées bien malgré moi.
Ces temps-ci, je peste de devoir mettre des lunettes pour lire et, depuis deux semaines, pour utiliser l'ordinateur.
Des lunettes sur le nez, ce n'est rien, mais il faut toujours jongler entre le loin et le proche et mes yeux commencent à ne plus vouloir jouer cette gymnastique.
Je peux dire que j'en souffre.
Cet été, je ne me suis jamais séparé des lunettes, rangées dans ma banane dont la taille est suffisante.
Plus d'une fois, je les ai mises sur le nez, comme pour faire les courses. Je ne peux plus voir facilement les prix sur les étiquettes. Moi qui était fier de mes 12/10 de près et de loin.

Je sais, je râle encore, je râle toujours.

mardi 25 août 2009

Feu rouge

Quelle joie de reprendre un Vélov ! Station vide, rues vides, trottoirs vides. C'est encore le mois d'août.

J'ai facilement remarqué une voiture de police, les gyrophares bleus allumés, s'occupant d'un automobiliste. Juste un peu plus haut sur le cours. J'ai donc patienté, j'ai attendu le feu vert, puis je me suis glissé dans la circulation pratiquement nulle.

Un feu plus loin, la voiture de police me double et nous nous arrêtons de concert au feu suivant, rouge. D'habitude, ce feu-là, je n'y reste pas longtemps et dès que la rue est vidée, je le passe. Mais là, je patiente encore.

Ce que n'a pas fait un cycliste arrivant en face. Ouille, me suis-je dit.

Une voix de femme s'est subitement fait entendre, sonnant des mots fermes d'un ton net à travers un haut-parleur : "Monsieur, on s'arrête aussi au feu rouge en vélo, merci!"

Je ne me suis pas retourné, sachant que cela ne s'adressait pas à moi puisqu'à l'arrêt absolu. Et nous repartons dès le feu passé au vert. Mais à l'intersection suivante, la voiture de police fit demi-tour et l'air bien décidé du conducteur ne présageait rien de bon.

Il semblerait que le cycliste se soit fait aligné, mais je n'ai pas cherché à le savoir.

Du coup, les feux suivants furent d'un rouge non grillé et l'air s'était quelque peu rafraîchi. Vacherie !

dimanche 23 août 2009

Recette de Kouign, avec photos



Les vacances en Bretagne nous ont fait découvrir les kouigns que nous avons tellement appréciés que j'en partage la recette (originale : ici).

En Breton, kouign veut simplement dire gâteau. Dans le pays Bigouden, comme ici dans le village de Plomeur, "Kouign" indique donc qu'on peut acheter des crêpes sucrées et des ... kouigns qui leur ressemblent beaucoup. Le kouign est une crêpe épaisse, aérée et très souple.
Avec du beurre salé et du sucre, c'est un régal ! Cet été, nous avons fondu sur les kouigns pour un euro l'une (on dit "une" kouign).

Ne pouvant avoir la recette de Plomeur (c'est un secret), j'ai trouvé celle-ci et nous l'avons testée.

  • 1 kg de farine de blé type 55
  • 300 g de sucre
  • 1 cuillère à soupe de vanille liquide et 1 de miel
  • 20 g de sel
  • 5 œufs
  • 1 litre de lait
  • 40 g de levure de boulanger
Délayer la levure dans un peu de lait tiède, mélanger farine et sucre, rajouter les œufs, la levure, la vanille et le miel, le sel.
Remuer gentiment pour obtenir une pâte liquide mais épaisse.
Laisser reposer 3 heures sous un linge.
Cuire des galettes sur une poêle chaude et huilée. Attention à ne pas les brûler, ça cuit assez vite !
Déguster chaud plié en deux, ou les garder pour le goûter.


La pâte a monté dans le saladier.


Kouigns en cuisson dans la poêle.


Cuisson du verso.

La pâte gonfle facilement, il faut la remuer pour faire sortir les bulles d'air en trop avant de faire cuire.

A votre tour de vous régaler !

vendredi 24 juillet 2009

Vacances !

Enfin, je suis en vacances pour trois semaines !
Nous partons camper en Bretagne, d'abord du côté de Quimper au camping "Le bonheur côté pré" à Lestréguéoc, puis vers Roscoff à Plouescat.

Je prends l'anorak... on ne sait jamais.

mardi 21 juillet 2009

Le petit se marie

Tout est dit dans le titre !

Même s'il n'est pas "petit", mais c'est mieux pour le phrasé.

C'est L qui nous a annoncé "nous avons quelque chose à vous dire". J'ai suggéré qu'elle était enceinte, mais ce n'est pas encore le cas. Elle nous a dit qu'elle et JE² allait se marier dans un an, mi-juillet 2010.

Ce fut un grand soulagement pour moi d'apprendre cela, car JE² ne voulait plus se marier alors qu'il s'était fiancé. Et ce fut aussi une grande joie.

Et sitôt dit, sitôt sur les rails pour préparer ce mariage. Quels sont les invités, où cela se passe, comment, avec quel prêtre, dans quelle église, etc... De quoi faire tourner la tête.

Je sais que je dois faire des bûches au beurre (comme pour Noël), mais je ne sais pas si je peux inviter R au repas. Je veux bien faire des gâteaux, mais je veux bien aussi pouvoir inviter des amis personnels, même si la liste des invités est réduite à la famille proche. Hein ?!

JE², voici une belle voiture rouge pour ton mariage :

Tir

Cette année, j'ai pu tirer un feu pour le 14 juillet, fête nationale française. Le 13 en fait, puisque c'est la date la plus demandée. Depuis quelques années, que je ne compte pas, je suis artificier. C'est excitant et exténuant.

Ce lundi, dès 8h15, j'étais à pied d'œuvre, aux ordres d'un artificier chef, foulant un terrain de foot (moi sur un terrain de foot... n'importe quoi ! mais c'est l'idéal pour un feu d'artifice). Ce chef était jeune, bien charpenté et très cool. D'habitude, il tirait tout seul, mais là, le feu était plus gros, alors deux artificiers n'étaient pas de trop pour tout mettre en place.

La journée s'est passée dans les efforts et la chaleur implacable qu'un grand vent ne venait même pas rafraîchir. J'ai fit mon quota de transport de moellons hyper lourds et j'ai cloué tous les mortiers. Je crois bien que c'est la seule occasion que j'ai dans l'année de faire des travaux de ce type. J'ai, pour ne pas me blesser, des gants de jardiniers bien efficaces. Il n'empêche que mes doigts restent douloureux les jours suivants à force de tordre des fils électriques.

Mes deux garçons sont arrivés en fin d'après-midi, ce qui m'a bien fait plaisir. J'ai pu montrer à JE² comment faire un branchement. S² ne pensait qu'à jouer... Il paraît que c'est un ado. Tout était terminé quand nous avons mangé vers 20h30, ce qui est normal s'il ne pleut pas.

Vers 21h00, ma femme, une de mes filles et son copain et la fiancée de JE² sont arrivés pour assister au spectacle. Je les ai installé pas trop loin du feu, pour qu'ils puissent en prendre plein les yeux et les oreilles. Ce fut réussi !

Le feu s'est correctement déroulé. Les spectateurs n'étaient pas très loin et applaudissaient fréquemment. Lorsque ce fut fini, je pris la lampe et leur fit des signes. Quelques tableaux avaient été particulièrement beaux, inondant le ciel de couleurs changeantes et de bruits.

Mais après le feu, il faut tout ranger. Et je remercie encore "mes" spectateurs qui sont venus donner un bon coup de main pour le nettoyage. Ils ont fait un boulot excellent qui m'a permis de partir vers minuit 15, terrassé malgré tout.

Vivement le prochain feu ! Dans un an.

mercredi 15 juillet 2009

Le refuge du carro

Nous avons passé deux jours dans la Vanoise, dormant une nuit au refuge du Carro, en compagnie de mes beaux-parents, de mon beau-frère et de sa femme, et de ma femme et mes deux fils.

Le refuge du Carro est situé sur un plateau de roches granitiques à 2760 m, dans le parc national de la Vanoise. En partant d'un parking à 2476, par le chemin dit du "balcon", il faut quatre heures de marches pour atteindre le chalet bâti tout en pierres. Ce chemin permet de bénéficier d'une très large vue sur une multitude de sommets et de glaciers, dont je ne connais pas les noms.

Nous avons retrouvé tout le monde à l'heure dite, et bien couverts, nous avons attaqué la
grimpette. Ce fut plutôt difficile comme départ, nous faisant souffler et douter de notre capacité de randonneur. Nous avons pu manger à l'abri de gros blocs rocheux, le vent du nord soufflant lui aussi. C'est là que nous avons pu admirer des edelweiss, fleurs discrètes et veloutées. Bien d'autres fleurs tapissaient littéralement les pelouses. Les plus reconnaissables et les plus répandues sont les gentianes printanières, très souvent en bouquet de plusieurs étoiles d'un bleu profond. Les moins fréquentes, puisque j'en ai vu qu'à deux endroits, sont les grosses gentianes bleues à grosses cloches. Puis une ou deux grandes gentianes jaunes. Des fleurs jaunes ou blanches s'étalaient de toute part, donnant une constellation de points de couleurs.
La marche n'en finissait pas et, pour donner du piquant à nos pas, des névés coupaient fréquemment la piste. Si cela était possible, je préférais marcher en dessous dans l'eau qui s'en écoulait. Sinon, il fallait
traverser dans la neige glissante et plus vraiment immaculée suite aux nombreux passages de marcheurs.
Parfois, les névés recouvraient l'eau des ruisseaux qui disparaissait dessous et diminuait le bruit permanent de chute d'eau. Dans les endroits les plus mouillés, des ponts de pierres judicieusement placées permettaient de passer en équilibre. A d'autres passages, c'était au gré du marcheur de trouver un chemin de pierre en pierre. Plus rarement, on pouvait passer sur un beau pont de planches supportées par un cadre de fer, sous lequel un flot impétueux rageait d'un bleu limpide de rocher en rocher.

Mais notre groupe
était bien trop hétérogène pour pouvoir rester ensemble. Les lus jeunes ont patienté longtemps, puis ont finalement filés. Avec ma femme, nous avons terminé presqu'ensemble, arrivant quelques minutes avant elle. Par contre, les grands-parents, 80 et 81 sont arrivés alors que nous mangions notre soupe ! Mais ils sont arrivés ! Ils étaient bien sûr assez fatigués.

Au refuge, nous avons échangé nos chaussures contre des chaussons, dont j'avais apporté ma paire. J'ai pris mon lit en haut d'un gigogne d'une chambre de quatre, ma femme étant dessous. Un autre couple, jeune, occupait les deux autres lits. Ils venaient de prendre leur douche et étaient frigorifiés. Je décidais donc de me passer de douche. J'avais faim. Nous avions une grande table de neuf dans le réfectoire plein à craquer. Les conversations allaient bon train et le volume sonore était juste acceptable. Les visages étaient, pour la plupart, bronzés et parcheminés. Le repas a débuté avec une soupe de petits pois à la menthe, puis un bœuf bourguignon et sa polente, suivis d'un plat de crudités. Mon ventre a dû faire une place au gâteau à l'ananas. Les grands-parents sont vite partis se coucher et je les ai suivi, sans attendre le verre de génépi.
Alors que j'attendais aux wc, je fus pris d'une véritable crise de grelottements, comme si j'avais extrêmement froid. Je renonçais à pisser pour aller à mon lit. Je tremblais de tout mon corps sans pouvoir me maîtriser. Pourtant je ne me sentais pas avoir froid. Cela a duré plus de dix minutes, jusqu'à ce que je me couche. Ça a fini de m'achever. Je me suis quand même lavé les dents puis je me suis faufilé presque tout habillé dans le sac à viande, sous la couette et une couverture. Avant que j'ai pu mettre les bouchons d'oreille, la jeune femme entra dans la chambre où son compagnon était déjà et se mis à dire très fort : "Oh putain ça pelle !". J'étais assez d'accord avec cette impression et son copain lui chuchota que j'étais déjà couché. Je l'entendis chuchoter à son tour combien elle était désolée, au moins une demi-douzaine de fois. Je mis finalement les bouchons après le passage de Je² qui cherchait de l'aspirine. Et puis... plouf ! jusqu'à ce que je me batte avec la chaleur comme dans un cauchemar. Vers trois heures du matin, j'ai pu dégager la couette, la couverture, les autres couches, pour me retrouver en t-shirt. Un super mal de tête et une gentille envie de pisser me forcèrent à descendre de mon nid d'aigle et je réveillais ma femme pour lui demander, moi aussi, de l'aspirine. J'allais l'avaler aux wc où je pus me soulager tant du côté de la vessie que de la surchauffe. Mes pieds ne tardèrent pas à être glacés par le béton, et ce fut la première fois où je fus aussi content d'avoir les pieds gelés dans mon lit.
Ce fut le réveil du voisin qui me réveilla à 7 heures. J'attendis que ma femme vienne me chercher, puis je fila me laver à l'eau glacée de la douche.

La salle commune était moins pleine que le veille au soir bien que quatre cyclistes allemands fussent nouveaux. De bien beaux gars avec des voix très graves. Le petit déjeuner lentement avalé et la note payées, nous sommes repartis.

Le retour fut plus rapide, même si nous avons attendus les grands-parents, plus d'une heure et demi, pour manger. Les pentes herbues étaient toujours aussi fleuries mais le vent du nord soufflait bien plus fort et de face, nous forçant parfois à nous arrêter et à lui tourner le dos. Les nombreux moutons s'éparpillaient pour brouter, remplissant l'air de grelots, de bêlements et d'odeur de crottins. Parfois, par chance ou persévérance, on pouvait voir des marmottes. On pouvait même les entendre siffler très fortement. Mais pas question de les approcher, et dès qu'on essayait, elles repartaient en montrant leur queue épaisse levée vers le ciel. Je n'ai pas eu la chance d'en voir de très près, mais quelques photos sont assez précises.

Nous fûmes très contents de nous retrouver au parking après une descente des plus
éprouvantes. Nous nous changeâmes et je remis mon short. Nous fîmes halte au village de Bonneval, dont les maisons de pierres sont couvertes de lauzes très épaisses. La chaleur étouffante de ce dimanche de juillet nous rappela que nous étions bien dans la fraîcheur de la montagne, même si j'avais dû garder mon bonnet tout du long.

Encore trois heures de route avant de pouvoir prendre une bonne
douche et de regarder les 850 photos de ce samanche en montagne. J'en garde une très bonne impression, heureux d'avoir pu marcher dans un si beau paysage avec ma femme et mes fils. Hormis l'épisode de la nuit, tout fut très sympa.
A neuf heure, je dormais. Il fallait absolument reprendre des forces pour pouvoir assurer le feu d'artifice du lendemain.

lundi 6 juillet 2009

Deux centaines

Depuis plus d'un an, M voulait que nous fassions une fête pour nos quatre anniversaires. Et moi, ça ne me disait rien, mais rien du tout. Alors, j'ai fait le canard. Finalement, cela s'est transformé en barbecue estival. Ce qui m'a bien mieux convenu.

Nous voici donc partis pour un barbecue dans un jardin ouvrier.

Le jardin ouvrier, tout un souvenir familial pour moi puisque mes grands-parents en avaient un, certainement pas loin de là, voir juste à côté. Mais l'argent venant, le jardin a été délaissé. Mes parents n'en avaient pas. Et moi encore moins.

Mais les gens chez qui nous allons sont réellement sans argent, alors la possibilité puis l'accession à un jardin pour eux seuls est une véritable aubaine. Une bouffée de bonheur et des légumes à foison, même pour une première année où tout était à faire.
Ils en ont mis de l'ardeur pour bêcher, dépierrer, planter, arroser, clôturer !
Pour le moment, ils ne sont pas bénéficiaires, car l'investissement en matériel plombe leur budget.
Ce qui ne les empêchent pas de donner de leur production dont nous avons déjà eu des salades, des tomates, des pommes de terre.

Ceci dit, un jardin ouvrier ne présente pas que le côté jardin, on peut aussi, incontournablement, y observer le côté ouvrier. C'est un aspect rugueux des relations humaines, rustique. Il faut parler fort, s'exclamer, se rudoyer, lancer des grands "vois-tu dont ! " et se taper des bières. Les voisins sont interpellés, invectivés par "regarde-le c'te feignasse !" auquel on répond par un "tu t'es pas regardé !". Toujours en rigolant, sans pour autant sourire.
Et puis, il y a toute une codification, dont la première est de parler à tous, puis d'employer le tutoiement, même si M trouvait ça difficile. Ici, la plupart des hommes travaillent dans les mêmes ateliers, alors ils se connaissent et n'hésitent pas à se charrier. Femmes et enfants font facilement connaissance et il n'est pas inutile de laisser la petite porte du jardinet fermée pour ne pas être envahi pas des mioches plus collants qu'un caramel humide.

Malheureusement, les doryphores bouffent copieusement les feuilles des pomme de terre et il n'est pas impossible que des vols se produisent de temps à autre. Pour le moment, les limaces n'ont pas fait leur apparition.

Comme dit ma femme, "ils sont simples, mais pas méchants". Simples, certes, mais pas idiots ou insensibles. Pas méchants, peut-être, mais en tout cas menaçants dans bien des propos.

Le barbecue s'est doucement installé sous les parasols et JC s'est occupé de la cuisson des poivrons tricolores et des saucisses merguez. M avait fait cuire des haricots du jardin succulents en salade avec des tomates mures. Les fromages blancs, du supermarché du coin, étaient un régal. Nous avons fini en beauté par un gâteau du pâtissier, lui aussi "du coin", décoré d'un "50x4 = 200 ans".
Hé oui, nous avions tous les quatre 50 ans en ce début d'année. Ce qui n'est pas courant, d'après la boulangère. Le vent soufflait de l'air chaud. JC fit sauter son t-shirt au bout d'un moment, montrant ses pecs bonnet B et sa bedaine remplie.

Le ciel se noircit peu à peu, alors que des nuages noirs envahissaient le sud. A la tombée de la nuit, M pris le trident pour nous arracher des patates sur une rangée complète. Elle est généreuse et prit un grand plaisir à retourner la terre. Nous avons eu droit aussi à des tomates un concombre et deux courgettes.

La soirée fut amusante et je retournerai bien faire un barbecue avec eux dans leur jardin ouvrier ! Surtout s'il reste de la clairette de Die et de ce fameux gâteau d'anniversaire format x 4 !

jeudi 2 juillet 2009

1173

Ce fut un samanche épuisant mais tellement agréable ! 24 heures au Mans, et deux tours de circuit Bugatti en roller.

1173, c'est le nombre de kilomètres que ma voiture a fait entre vendredi et dimanche.

Ensuite, il y a eu le sms de S qui, venant de mon blog, nous souhaitait bonne chance. Ça m'a fait très plaisir.
Et les coups de fils à R, à ma femme, et JE² qui venait aux nouvelles que M² lui a donné.

Et encore tous ces beaux mecs, souvent très peu vêtus, qu'il a fallu côtoyer de près. Les filles n'étaient pas mal, bien sûr, mais ce n'est pas pareil...

Franck s'est avéré difficile à cerner car nous nous connaissons peu. Il s'est bien rendu compte que j'avais des idées tranchées et j'espère qu'il a aussi vu que j'avais envie de l'accueillir. Je ne savais que dire face à ses remerciements vers une heure du matin le lundi dans son couloir. Mon Dieu, ça me rappelle la tête que j'ai faite, justement dans le couloir, quand j'ai vu tout ce qu'il fallait emmener et caser dans la voiture.

J'ai bien aimé les voir tous les deux, M² et Franck, se faire des mamours, comme toutes les personnes qui s'aiment.

J'en pleurais presque de voir M² franchir la ligne d'arrivée en me disant que c'était ma fille qui était là et que j'étais aussi là, moi le papa. De toute façon, je suis très sensible aux situations comme ma première entrée dans les tribunes pleines de monde ou l'entrée en roller sur le circuit me font souvent bien des effets qui me serrent la gorge et mouillent les yeux.

Ce fut un grand moment de liberté émaillé de plein de petits bonheurs.


mercredi 1 juillet 2009

Après la séance torture

Il n'y est pas allé de main morte, j'ai craché du sang pendant deux heures.


Personnes sensibles : ne regardez pas !!!

lundi 29 juin 2009

Les 24 heures roller du Mans 2009

Je viens de passer le samanche au Mans, dans la Sarthe. Pendant 24 heures, des milliers de personnes en roller ont participé à la dixième édition des 24 heures rollers, tournant sur le fameux circuit automobile Bugatti.
Les photos des 24 heures roller du Mans sont là
Les vidéos des 24 heures roller du Mans sont là

Tout commence par un long voyage à trois dans une voiture remplie comme un œuf. Puis, minuit passé, la voiture se vide dans un camping où la tente est plantée sous la lumière des phares. Point de risque de réveiller les voisins en piquant les sardines, ils sont en plein concours de beuglement ! Malgré le bouchons d'oreille, la nuit sera agitée et très courte.
Le soleil matinal tape très fort, et la queue pour une douche est longue comme un jour sans pain. Il faut aussi attendre son tour pour pisser... Quelle affluence !
Premier trajet entre le camping et le circuit pour aller chercher les sésames : puces et bracelet de compétition ou d'accès aux paddocks.
Deuxième trajet pour revenir faire la parade des rollers. J'ai pris costume et masque. Personne ne me reconnaîtra, tout le monde veut me prendre en photo, célébrité d'un moment.
Enfin la porte du circuit s'ouvre pour laisser entrer quelques milliers de rollers sur la piste. Je sens le poids de cet instant unique pour moi : je roule sur le circuit Bugatti. J'ai une pensée pour mon père qui aimait regarder les courses de voitures à la télé.
J'ai mis mes nouveaux K2, je prends des photos. Tout est à découvrir, notamment la piste, les tribunes, les esses. Puis s'est la surprise de la montée jusqu'au Dunlop. Une montée qui me coupe les jambes et vide mon souffle. Une pause s'impose ! Ensuite, ouille, une descente pleine de virages ! Je suis debout sur le frein, évitant de prendre de la vitesse dans mon costume qui vole au vent. Au passage, on regarde la Croix Rouge, on repère le point de ravitaillement en eau, on admire la vue et les couleurs vives des bords de chicane. J'avoue savourer ces instants sans retenue. Le premier tour prend fin et j'hésite à en faire un deuxième à cause de la montée et de la descente. Et puis zut ! Je n'aurais pas d'autre occasion, je poursuis. Avec plaisir en fin de compte. Nous sortons avant la fin du deuxième tour. Je suis en nage sous le costume et je suis bien content de l'enlever.

Il faut s'occuper du premier repas, dont l'intendance a été faite par Franck et M². Tout est parfait et au frais. Ce sera salade de pommes de terre. Je déplace la voiture pour que nous magions à l'ombre de l'unique chêne à cent mètres à la ronde. Nous n'avons pas le temps de faire la sieste car il faut aller au paddock installer tout le matériel. Nos six bras sont surchargés mais ils ne sont pas les seuls. Dans le paddock qui nous est affecté, plus une seule petite place. Je suis déstabilisé, puis je fais le tour des paddocks pour trouver un emplacement. Ce qui est fait juste à côté, contre un point d'eau, en face d'un solo (personne qui court toute seule). Les autres équipes du box ne sont pas toutes là. Le décor est fait de béton, de grille, de carrémat. Il faut jouer serré, mais nous avons assez de place pour trois.

Franck part aux qualifs pour obtenir sa place de départ. J'en profite pour faire le tour des installations. Les tribunes sont gigantesques et pour y aller, il faut gravir tous les étages. D'en haut, la vue plonge à pic sur la piste. Les coureurs s'échauffent sur la piste d'accélération devant les box, d'autres font les qualifs. Le noir du goudron est coloré par les tenues chatoyantes des coureurs qui filent en aller-retrours incessants.

Je prends place dans les tribunes pour assister au départ. Il y a foule, autant en haut qu'en bas. La musique se fait triomphale, le speaker baratine pendant que le décompte s'effectue sur le panneau géant. C'est parti ! Les coureurs courent en chaussette de l'autre côté de la piste où les rollers sont posés dans l'herbe. Les premiers à enfiler les patins seront les premiers à s'élancer à la conquête du Bugatti. En cinq minutes, ils sont tous partis laissant la piste vide, unique fois en 24 heures. Nous n'avons pas longtemps à attendre le retour des trois premiers puiqu'ils sont là 7 minutes trente après le départ. Les autres suivent, par vagues ou individuellement. Franck a disparu dans le troupeau et il faudra regarder attentivement pour le voir enfin. Il tourne en 12 minutes, ce qui est vraiment bien. M² prend le relais à 17 heures. Elle est calme, comme son père, et pousse pour la première montée.

video
Le départ des 24 heures

Les relais se succèdent toutes les heures ou les deux heures, Franck souhaitant faire un maximum de kilomètres il tourne deux heures d'affilée. Les autres équipe du box sont plus nombreuses, les relais se font à chaque tour. Au fil du temps, nous commençons à discuter avec l'un ou l'autre. Les français s'avèrent très sympas, les danois et les tchèques plus hermétiques.
Je mitraille et tombe souvent sur des scènes un peu surréalistes de personnes allongées dans toutes sortes d'endroit, dans des positions qui ne semblent pas forcément confortables. Les box sont pleins et le nôtre échappe heureusement à cette règle. Beaucoup d'équipe ont créé leur propre tenue, tout comme la nôtre. C'est souvent amusant, comme les rasta rockets ou plus sérieux comme le don du sang. Les équipes d'entreprise, les clubs, les étudiants, les militaires ou les pompiers, tous se relaient et le mouvement est incessant, très bordélique, continu.

Je rentre au camping pour faire à manger. Ce sera des pâtes à l'eau. R me donne des nouvelles au téléphone et je lui parle des voisins qui prennent un bain de soleil juste à côté. Je suis rassuré de l'entendre. Je mets dans un sac à dos le repas et de quoi s'habiller pour les heures froides de la nuit.
Après le repas mangé avec plaisir, Franck est obligé de faire une longue pause pour raison technique. Tant pis pour le record, il lui est impossible de reprendre le tour. M² doit se reposer aussi, l'équipe reste au paddock avec regret mais philosophie. Les autres compatissent et disent, avec comme une lueur d'envie, qu'il faut être dingue pour faire les 24 heures en duo. Que dire alors des solos ? Finalement, au bout d'une heure et demi, Franck peut repartir. Au tour d'après, tout semble être rentré dans l'ordre, M² fera le relais à minuit. La nuit tombe mais il est impossible de dormir vraiment. M² roupille quand même sur le lit de camp, sous l'admiration de nos gentils voisins. Entre temps, je retourne au camping chercher des platines pour Franck. Au retour, je suis agréablement surpris par un feu d'artifice fêtant les dix ans. Fatigué, je pars dormir au camping vers deux heures du matin. Je prends une douche, sans faire la queue cette fois-ci. Vers six heures et demi, malgré les bouchons dans les oreilles, je suis réveillé par un cris. Il faut dire que nous sommes pas loin de la piste et que les supporters se relaient aussi pour encourager les coureurs. J'aurai dormi quatre heures, c'est déjà bien.

Le petit matin est frisquet quand j'arrive au paddock avec les petit dèj. J'ai pris mes rollers pour pouvoir me dégourdir les jambes et aller un peu plus vite. La descente sera facile, mais la montée au retour me fera grimacer.
M² est debout, un peu frigorifiée dans le soleil rasant. J'ai oublié le Nutella, nos gentils voisins nous passent leur pot. Les visages sont un peu tirés et froissés. Mais loin d'un grand calme, les paddocks fourmillent. D'ailleurs, rien ne s'est arrêté, même si les équipes se sont généralement dédoublées pour permettre de dormir en alternance. Ceci est impossible pour les duos et les solos. Franck tourne et sera content de faire un plongeon dans le pot de Nutella. Je demande à une charmante voisine si elle peut nous donner de l'eau chaude. Elle le fait gentiment avec un grand sourire et nous plaisantons un moment.
La matinée passe, je retourne chercher le repas de midi au camping. J'en profite pour ranger l'intérieur de la tente dans la chaleur étouffante. Tout le monde mange avec appétit, mais pas les pruneaux distribués au petit matin avec le journal local. Personne ne fera la sieste, mais le duo s'arrête un peu pour aller au village voir les démos de slalom et faire des achats de posters. Un aller-retour au camping permet à M² et moi de poser des affaires inutiles.

C'est M² qui fait le dernier tour de piste. Elle y va juste avant que les relais soient clos. J'espère qu'elle n'arrivera pas avant la fin, sinon elle devra faire un autre tour de 4,180 km, ce qui sera très pénible avec la fatigue et une malléole qui n'en veut plus. Mais elle est maline et fait une pause suffisante, et nécessaire, au "Dunlop". D'autres font comme elle et les discussions vont bon train. Je monte dans le tribune pour ne pas rater la fin des 24 heures. Le speaker est revenu et nous inonde de "rollerrrrrrrr" avant de scander le compte à rebours. En même temps que le zéro sur l'écran géant, le 24:00:00 s'affiche sur le compteur. Ça y est, c'est fini ! Applaudissements, cris, sifflets. Les tribunes fait un tollé. Chaque coureur reconnu enflamme tel ou tel groupe. J'attends M² qui arrive enfin, décontractée. Elle passe presque sous la drapeau à damiers agité face au compteur qui est repassé à zéro. Elle retrouve Franck qui s'était placé à l'arrivée. Ils ont l'air contents.

La foule quitte le site et nous faisons nos paquets. Franck est chargé comme une bourrique. Il faut rendre les puces et faire la queue. Je rentre seul au camping. La caisse que je porte, pleine et lourde, s'ouvre brusquement par le fond. Tout dégringole dans le sable, pain d'épice en premier. On me vient en aide et les campeurs devant qui le chargement s'est répandu me donne un carton. Merci ! Je retourne ensuite aider les deux autres au transport du matériel. La cohorte des participants s'écoule dans le tunnel de la passerelle. Il faut tout ranger dans la voiture et plier la tente. Il fait bien trop chaud. Ce n'est que bien de kilomètres plus tard que nous nous rendrons compte que les posters ne sont pas dans voiture. Nous ne comprenons pas ce qui s'est passé car nous avions bien vérifié de ne rien laisser sur l'emplacement.
Déjà, d'autres campeurs ont plié et sont partis. Je les envie. A notre tour, enfin ! Nous faisons une pause pipi puis un petit bouchon pour sortir du camping. Au lieu de tourner à gauche, je suis bêtement les autres voitures et nous roulons dans la campagne, empruntant même des bouts du grand circuit du Mans. Je ne me crois quand même pas au volant d'une F1.
Puis, c'est le retour. Les paupières sont lourdes, il faut tenir. A l'arrêt du repas, nous retrouvons des personnes qui viennent des 24 heures. Le contact est toujours aussi simple et sympa. Puis les kilomètres défilent lentement. Un arrêt à Paray est obligatoire pour fermer les yeux pour de bons. Je n'en peu plus mais ne peut demander à M² ou Franck de prendre le volant car je pense qu'ils sont encore plus crevés que moi.

Je suis dans mon lit vers deux heures du matin, pour une petite nuit de ... cinq heures.

Tous les participants aux 24 heures rollers s'accordent pour dire que cet événement est exceptionnels et riches de rencontres. C'est vrai. J'ai même pu retrouver toute la bande des lyonnais de Génération Rollers. Nous nous sommes fait des amis, c'est sûr. Pour ma part, en dehors de la fatigue à la hauteur de ce que j'avais imaginé, j'ai eu quelques moments d'émotion pure, tant au départ de la course qu'à l'arrivée en voyant ma fille M² finir la course. Et aussi un grand plaisir de me retrouver à rouler, brièvement, sur le circuit mythique du Mans.
L'organisation n'a jamais fait défaut, ni le pq, et l'esprit d'entraide est une réalité concrète dans les paddocks et sur la piste.

M² et Franck ont fini la course avec 80 tours en 470ème position sur 531. Record battu pour Franck : bravo pour le courage et la performance !

Pour la prochaine, nous recrutons des coureurs et des accompagnateurs.

Diaporama à voir en plein écran :

jeudi 25 juin 2009

Voyage en vue

Demain en fin de journée, direction Le Mans en passant par Mâcon. Nous espérons arriver vers minuit pour planter la tente et dormir un peu.


Agrandir le plan

Samedi matin, petite rando roller sur le circuit Bugatti. Puis entre samedi et dimanche, ma fille et son copain font les 24 heures roller. Ce sera grandiose.

mardi 23 juin 2009

Voyage

Le vent soufflait un peu fort, mais nous avons quand même fait un beau voyage.

video

Parc de la Tête d'Or, mardi 23 juin 2009.